Grand Prix de Wallonie : Lotto-Soudal replace Tony Gallopin sur la carte

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Cela faisait dix-huit mois qu'il était à la recherche d'une victoire. C'est finalement sur la Citadelle de Namur, au bout d'un effort violent de près d'un kilomètre, que le Français Tony Gallopin (Lotto-Soudal) a pu regoûter au succès. Bien lancé par ses équipiers, favoris sur le final de cette classique vallonnée, le coureur de 28 ans a dû s'arracher jusqu'au dernier mètre pour s'imposer face au Tchèque Petr Vakoc (Etixx-Quick Step). Gallopin peut enfin retrouver confiance avec ce succès convaincant.

Avec Tim Wellens, Tiesj Benoot, Jelle Vanendert et Tony Gallopin au départ de Chaudfontaine, ce mercredi midi, l'équipe Lotto-Soudal apparaissait comme la véritable armada de cette 57e édition du Grand Prix de Wallonie. Le parcours ne changeait pas d'un iota et sur les côtes finales de la vallée mosane, le succès d'un homme en rouge et blanc semblait presque couler de source. Ils étaient d'ailleurs dans tous les bons coups, avant même la montée finale vers la Citadelle de Namur. Sander Armée était le premier coureur de la Loterie nationale belge lancé à l'avant de la course avant l'attaque de Tony Gallopin dans la Tienne aux Pierres, à moins de 15 kilomètres de l'arrivée, avec Jan Bakelants, Domenico Pozzovivo (Ag2r-La Mondiale) ou encore Petr Vakoc (Etixx-Quick Step) dans la roue. Mais avec l'effort des Wanty-Groupe Gobert dans le peloton, c'est bien un groupe compact qui se présentait au pied de la Citadelle, avec sa montée pavée mais rapide, à "seulement" 6% de moyenne sur près de deux kilomètres.

Finalement, le dernier Lotto-Soudal à se montrer était... encore Tony Gallopin. Le coureur français, bien protégé par Benoot dans cette dernière montée, profitait d'une accalmie en tête du peloton pour attaquer dans les 500 derniers mètres pavés de l'ascension. Son effort n'était toutefois pas terminé : après le passage sur l'Esplanade, où était jugée l'ancienne arrivée de la classique wallonne, il fallait encore cravacher pendant un kilomètre sur un léger faux-plat montant sinueux vers le Château de Namur. "Quand ça s'est regroupé au pied de la Citadelle, j'étais un peu déçu", confie Tony Gallopin au micro de la RTBF. "Mais au fur et à mesure de la montée, les jambes sont revenues. Jusqu'au dernier moment, ça a été dur. Le dernier kilomètre a été horrible".

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Car derrière Gallopin, le Tchèque Petr Vakoc sortait du peloton en puissance à la sortie de l'Esplanade et semblait bien plus rapide que le Français, qui avait une petite centaine de mètres d'avance. "C'est une course qui me tient à coeur car cette Citadelle est une montée qui me convient parfaitement. Il y a deux ans, j'étais tombé sur un Greg (Van Avermaet) très fort. Aujourd'hui, je ne voulais pas attendre le sprint même si Vakoc revenait très fort, j'ai eu du stress dans les 150 derniers mètres", confirme le coureur de l'Essonne, qui a dû jeter son vélo pour au moins triompher de son rival tchèque de 23 ans, qui aurait pu déborder Gallopin si la course avait compté quelques mètres de plus. Gallopin, pour sa part, compte désormais sur cette victoire à Namur pour se relancer en vue des Championnats d'Europe, ce dimanche, à Plumelec. Le Français n'avait plus trouvé le succès depuis une étape de Paris-Nice, en mars 2015 : il était donc temps de reprendre confiance...

Côté belge, Jérôme Baugnies a finalement confirmé les prétentions de Wanty-Groupe Gobert en se classant troisième, tandis que Tiesj Benoot (Lotto-Soudal), après avoir travaillé pour Gallopin, termine sixième devant Baptiste Planckaert (Wallonie-Bruxelles).

Résultats de l'épreuve (Beaufays > Citadelle de Namur, 205.5 km) :

Gr.I. - Photos : Belga/David Stockman

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