Tour d'Italie - #5 : Greipel le Gorille ne manque aucun Grand Tour

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Vainqueur d'une étape sur chaque Grand Tour auquel il a pris part depuis 2008, l'Allemand André Greipel (Lotto-Soudal) n'a pas manqué le rendez-vous du 99e Giro. Sur les hauteurs du centre de Benevento, dans le sud de la Botte, le "Gorille de Rostock" a tout simplement dominé l'ensemble du peloton sur les 250 derniers mètres, se permettant même de prendre plus d'une longueur sur ses adversaires avant de lever les bras en costaud.

A 33 ans, André Greipel n'a rien perdu de sa superbe. Certes, les jeunes pousses du sprint mondial, dont ses compatriotes Marcel Kittel et John Degenkolb, ont confirmé leurs ambitions en s'adjugeant la plupart des sprints des derniers Grands Tours. Le peloton compte pléthore d'hommes rapides, les candidats aux étapes de plaine sont de plus en plus nombreux et malgré cette jeunesse galopante, Greipel reste l'homme des grands rendez-vous et compte les succès au fil des saisons. Depuis 2008, le surpuissant coureur allemand a toujours remporté au moins une étape sur chaque Grand Tour auquel il a pris part (Tour d'Italie 2008, 2010, 2015 et 2016, Tour d'Espagne 2009 et Tour de France 2011 à 2015). Et c'est sans compter sur ses dizaines de succès sur le reste du circuit international... 

Une étape de plaine habituelle

Sur cette cinquième étape du Giro, soporifique pour les téléspectateurs, haletante pour les candidats à l'emballage massif, juste animée par l'offensive de quatre gaillards (l'Italien Daniel Oss, l'Espagnol Amets Txurruka et les Russes Alexander Foliforov et Pavel Brutt) et la crevaison de Rafal Majka (Tinkoff), c'est surtout la dernière ligne droite en faux-plat montant qui a fait le boulot. Certains sprinters, comme l'Allemand Marcel Kittel (Etixx-Quick Step), pointaient absents alors que d'autres manquaient le bon wagon dans l'ultime virage, à l'image du Russe Alexander Porsev (Katusha) qui chutait sur les pavés de Benevento. Il fallait plutôt gérer son effort dans ce final et profiter de la fatigue d'équipiers trop vite usés pour s'assurer le succès. Ce qu'a parfaitement fait le puissant Greipel, qui lançait son estocade finale à 250 mètres du but, creusant l'écart de quelques mètres avec le reste du peloton, mené par le meilleur jeune Bob Jungels (Etixx-Quick Step), vite essoufflé à l'arrière du Gorille.

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Et pourtant, Greipel ne voulait pas s'auto-congratuler à l'arrivée. "Chapeau à mes équipiers aujourd'hui", lançait-il en conférence de presse. "C'était dur pour eux de chasser l'échappée mais ils ont continué pour moi même si bon nombre de d'équipes ne nous ont pas aidées". Les Lotto-Soudal ont en effet semblé souvent seuls pour assurer le travail en tête du peloton, avec les hommes du maillot rose Tom Dumoulin (Giant-Alpecin), toujours leader après cette étape presque tranquille. "Pour le sprint, j'ai pensé à moi, espérant ne pas être coincé et je suis sorti tôt, mais je pensais que je devais y aller à ce moment-là", continue Greipel. "J'ai vu l'écart et j'ai continué à fond, j'ai donné tout ce que j'avais dans les jambes. (...) Même si l'équipe a fait une grosse partie du travail, je pense que j'ai fait un bon sprint aujourd'hui". Avec une quatrième victoire d'étape sur le Giro, la dix-huitième tous Grands Tours confondus.

Résultats de la 5e étape (Praia a Mare > Benevento, 233 km) :

Gr.I. - Photos : AFP/Luk Benies - Photo News/Graham Watson

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