Paris-Nice - #5 : Lutsenko surprend les sprinters dans les monts provençaux

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Si l'ascension du Mont Ventoux, vers le Chalet Reynard, s'annonçait trop lointaine pour faire une différence au classement général, les organismes des coureurs de Paris-Nice ont tout de même subi les côtes de cette cinquième étape, tracée dans les monts de Provence. Et cela a visiblement fait mal à certains sprinters et leurs équipiers qui ont eu du mal à retrouver leurs sensations... Cela a finalement profité au Kazakh Alexey Lutsenko (Astana), parti au meilleur moment pour s'assurer le succès en solitaire à Salon-de-Provence.

La grande attraction de cette Course au Soleil, c'était l'ascension de ce fameux Mont chauve, le Mont Ventoux, enneigé en cette fin d'hiver... Le peloton ne devait toutefois pas s'aventurer dans ce tapis blanc. Les coureurs avançaient ainsi jusqu'au Chalet Reynard, avant le passage le plus rude de ce col mythique, avant de parcourir près de cent bornes à travers le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. Bref, il était compliqué de voir les favoris s'attaquer sur ces pentes alors qu'une longue étape s'annonçait par la suite. D'ailleurs, personne ne tentait sa chance sur cette terrible ascension... Seule l'échappée matinale assurait sa position en tête, avec un avantage grimpant jusqu'à cinq minutes grâce aux efforts des Belges Edward Theuns (Trek-Segafredo) et Stijn Vandenbergh (Etixx-Quick Step), des Néerlandais Wouter Wippert (Cannondale) et Lars Boom (Astana), de l'Espagnol Jesus Herrada (Movistar), de l'Autrichien Matthias Brändle (IAM Cycling), du Français Arnaud Courteille (FDJ) et du Canadien Antoine Duchesne (Direct Energie).

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Ce groupe perdait toutefois des éléments au fil des côtes à franchir dans les soixante derniers kilomètres. Duchesne en profitait même pour s'isoler en tête avant la côte de la Roque-d'Anthéron et son mur final à 15% de moyenne. Le Québécois voyait toutefois le peloton fondre sur lui au fil des grimpées. Pourtant, ce groupe ne comptait pas sur une bonne organisation. L'équipe Orica-GreenEDGE du leader Michael Matthews prenait ses responsabilités dans les relais, sans toutefois mettre une véritable énergie derrière, et les autres sprinters se retrouvaient démunis, soit en poursuite derrière le peloton, soit sans autre équipier pour les épauler. Du coup, à vingt-cinq kilomètres de l'arrivée, le Kazakh Alexey Lutsenko (Astana) voyait une opportunité pour profiter de cette apathie du peloton. L'ancien champion du monde espoir s'occupait de rattraper et de déborder Duchesne avant de filer en solitaire vers l'arrivée. Et vu le réveil tardif du peloton, Lutsenko avait raison de croire en ses chances.

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L'attaquant de 23 ans se retrouvait en position de force, avec toujours une demi-minute d'avance sur la meute sous la flamme rouge. C'était largement suffisant pour profiter de la dernière droite et célébrer sa première victoire de la saison, mais aussi sa seconde sur le circuit WorldTour (après une victoire d'étape sur le Tour de Suisse 2015). Lutsenko se voulait surtout heureux d'avoir profité d'une étape qu'il avait cochée : "Je comptais sur cette victoire, je sentais que j'étais capable de faire quelque chose ce jour". Et cela s'est vu à Salon-de-Provence, avec 21 secondes sur le peloton mené par le Norvégien Alexander Kristoff (Katusha), au sprint devant le leader Michael Matthews, toujours bien accroché à son maillot jaune avant les deux dernières étapes, dites de moyenne montagne. L'Australien n'a toujours pas été mis à mal par les grimpeurs, il serait donc temps qu'ils se réveillent ce week-end au risque de voir la victoire finale s'envoler à Nice.

Résultats de la 5e étape (Saint-Paul-Trois-Châteaux > Salon-de-Provence, 198 km) :

Gr.I. - Photos : Photo News/Vincent Kalut

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