Tour d'Italie - #17: les Belges vaincus par Pirazzi, le plus malin des échappés

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cyclisme,giro,tour d'italie,stefano pirazzi,bardiani-csf,tim wellens,thomas de gendt,serge pauwelsUn bras d'honneur à l'arrivée qui n'était pas destiné à ses 24 compagnons d'échappée mais plutôt à ses "détracteurs": l'Italien Stefano Pirazzi (Bardiani-CSF) a détonné pour fêter sa première victoire d'étape sur le Tour d'Italie, et surtout la troisième de son équipe continentale pro sur cette 97e édition. Le coureur du Latium a parfaitement géré ses offensives pour s'imposer légèrement détaché à Vittorio Veneto, déjouant notamment les plans des Belges.

Cette 17e étape, loin de la haute montagne du Trentin, apparaissait comme la chance parfaite pour les attaquants qui n'ont pas encore trouvé la voie du succès sur le Giro. Après la terrible étape enneigée de Val Martello, après laquelle la polémique sur une possible neutralisation sur la descente du Stelvio est toujours discutée entre les directeurs sportifs et les commissaires de l'UCI, et avant les trois dernières étapes de haute montagne pour désigner le maillot rose, cette journée dans les vallées vers Vittorio Veneto devait profiter aux puncheurs habitués aux longues échappées. Les trois Belges présents dans ce groupe de 25 attaquants qui ont pu s'isoler du peloton semblaient donc prêts pour la victoire: Thomas De Gendt, Serge Pauwels (Omega Pharma-Quick Step) et Tim Wellens (Lotto-Belisol) ont tout tenté.

Wellens et De Gendt ont tardé à réagir

De Gendt est ainsi sorti à un peu plus de 30 kilomètres de l'arrivée pour espérer finir en solitaire mais a été repris par quatre hommes dont son compatriote Tim Wellens. Par la suite, les deux hommes se sont encore essayés à l'offensive dans les dix derniers kilomètres mais tout le monde suivait le rythme. Un sprint semblait difficile entre les cinq meilleurs attaquants du groupe qui a pris la poudre d'escampette. Et Stefano Pirazzi (Bardiani-CSF) profitait de ce combat psychologique pour partir avant la flamme rouge et espérer une mauvaise entente entre tous. Wellens et De Gendt tardaient à réagir et le coureur italien finissaient avec quelques mètres d'avance, profitant des caméras pour adresser un bras d'honneur: "pour tous ceux qui n'ont pas cru en moi, tous mes détracteurs".

De Gendt, Pauwels et Wellens peuvent se mordre les doigts de cette chance manquée mais il y avait énormément de candidats pour cette étape que le maillot rose Nairo Quintana (Movistar) et le peloton ont laissé filer avec plus d'un quart d'heure sur le groupe de tête. 25 hommes pour une victoire, cela implique une grande maîtrise tactique pour aller s'imposer. Pirazzi semblait le plus fort dans les côtes, il a en plus été le plus malin dans les deux derniers kilomètres. Maintenant, place aux meilleurs grimpeurs du Giro pour la dernière ligne droite. Quintana, après cette étape plus tranquille, sait à quoi s'en tenir.

Résultats de la 17e étape (Sarnonico > Vittorio Veneto, 208 km):

Gr.I. - Photo: AFP/Luk Benies

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