Milan-Sanremo: Kristoff consacre la classique des sprinters

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cyclisme,milan-sanremo,alexander kristoff,katusha,sprint,uci,worldtour,fabian cancellara,ben swiftSix heures de course sous la pluie suivie d'une dernière heure des plus intenses, voilà comment résumer un Milan-Sanremo classique, qui a confirmé les attentes posées par le tracé proposé. Une épreuve pour sprinters, qui a souri aux sprinters malgré quelques gestes combatifs à souligner. Pourtant, ces offensives de dernière minute ou même les conditions météorologiques détestables n'ont pas refroidi les coureurs les plus rapides du peloton. Malgré tout, c'est une surprise qui a trouvé le succès sur le Lungomare: le Norvégien Alexander Kristoff (Katusha)!

Les sprinters ont donc tenu tête aux puncheurs sur ces routes de Milan-Sanremo, amputées de Manie ou de Pompeiana, deux ascensions qui auraient certainement bouleversé le scénario très classique de l'épreuve du jour. Car le top 10 le révèle, ce ne sont quasiment que des purs sprinters qui ont terminé en tête cette Classicissima. Seuls André Greipel (Lotto-Belisol), lâché dans le final du Poggio, et John Degenkolb (Giant-Shimano), victime d'une crevaison au pied de cette dernière côté de la journée, étaient absents à cette grande fête du sprint.

Kristoff: "Je voulais gagner une classique cette année"

Cela ne signifiait pas pour autant que les coureurs les plus rapides du reste du peloton allaient avoir la victoire aisée... Le champion de Grande-Bretagne Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) le comprenait dès qu'il lançait son sprint à 250 mètres du but. Le leader britannique se rasseyait très rapidement face à la puissance du futur vainqueur, Alexander Kristoff (Katusha), parti dans la roue de Sacha Modolo (Lampre-Merida) pour ensuite filer en solo vers la ligne d'arrivée. Le Norvégien n'a jamais été inquiété dans ce final surprenant. "J'avais l'ambition de gagner une grande classique cette année. J'ai eu droit à un super travail de l'équipe dans le final. Luca Paolini n'a pas arrêté de me tirer à l'avant, merci à eux", confiait Kristoff à l'arrivée, impressionnant de puissance malgré les 294 kilomètres dans les jambes. 

Et c'est certainement ce qui a coûté à Cavendish. Un emballage massif après une telle distance et sous une pluie diluvienne depuis six heures, n'a rien de commun avec un sprint de Tour de France. Le Britannique est parti comme dans un sprint habituel, devançant ses adversaires. Il aurait certainement dû attendre dans la roue de ses rivaux pour ensuite tenter de les déborder... Mais on ne refera pas ce sprint, malheureusement pour "Man-X".

Gilbert et Van Avermaet ont tenté

Les sprinters ont donc eu le dernier mot mais ils ont dû s'accrocher dans la Cipressa et le Poggio. Dans la première ascension, les Cannondale ont essayé de briser les jambes des sprinters dès le pied via Alessandro De Marchi et Peter Sagan. Et à l'approche du sommet, Vincenzo Nibali (Astana) a essayé son habituelle offensive suicidaire. Le Sicilien a pris jusqu'à 45 secondes d'avance mais a logiquement perdu son avantage à l'approche du Poggio, face à un peloton encore conséquent. De même dans la dernière côte de la journée: personne ne parvenait à devancer un groupe encore massif d'une trentaine d'hommes. Philippe Gilbert et Greg Van Avermaet (BMC) essayaient bien d'accélérer mais ne pouvaient prendre plus de dix mètres sur le peloton... Il faudra certainement attendre 2015 pour voir les puncheurs enfin trouver un terrain à leur avantage. Car les seuls Cipressa et Poggio ne font plus la différence face à des sprinters de mieux en mieux entraînés sur ces petites côtes. Ils devront toutefois être encore plus en forme l'an prochain avec l'introduction du Manie, à 90 km de l'arrivée, et de Pompeiana, à 15 km du but.

Résultats de l'épreuve (Milan > Sanremo, 294 km):

Grégory Ienco - Photo: Photo News/Nico Vereecken

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