L'UCI va discuter avec l'Agence mondiale antidopage de la viande au clenbutérol en Chine

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cyclisme, dopage, clenbutérol, UCI, AMA, Tour de Pékin, Tour du lac Taihu, Chine, Jonathan Breyne, Michael RogersL'Union Cycliste Internationale (UCI) a confirmé une prochaine réunion avec l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) et les organisateurs du Tour de Pékin, pour évoquer les cas de viande contaminée au clenbutérol. Cette rencontre fait suite aux récents contrôles positifs au clenbutérol de l'Australien Michael Rogers (Saxo-Tinkoff) et du Mouscronnois Jonathan Breyne (Crelan-Euphony), alors que ces derniers roulaient en Chine.

L'affaire a fait grand bruit, surtout en Belgique. Jonathan Breyne, 22 ans et vainqueur d'une étape du Tour du Lac Taihu, en novembre dernier, avait fait une tentative de suicide au lendemain de l'annonce de son contrôle positif au clenbutérol. Ce test avait été réalisé quatre jours avant sa victoire en Chine. Le jeune coureur de Crelan-Euphony, qui n'avait cependant pas retrouvé de contrat professionnel pour l'année prochaine, assure qu'il n'a jamais usé de produit interdit et a demandé l'analyse de son échantillon B. En 2014, Breyne devait rejoindre, en tant qu'élite sans contrat, l'équipe continentale belge Josan-To Win.

Dans le même temps, l'UCI annonçait également le contrôle positif de l'Australien Michael Rogers, triple champion du monde du contre-la-montre et vainqueur, en octobre dernier, de la Japan Cup. Le coureur de la Saxo-Tinkoff était également en Chine, quelques jours plus tôt, et assure que ce clenbutérol retrouvé dans ses urines est dû à une contamination alimentaire. 

L'UCI va discuter des arrangements déjà mis en place

Selon le quotidien australien The Courier Mail, un porte-parole de l'UCI explique que des mesures ont été mises en place depuis 2011 pour éviter ces contaminations au clenbutérol. Mais la fédération internationale ne peut "écarter ces cas de violations au code antidopage" et attend "la défense des coureurs concernés". L'UCI va également discuter avec l'Agence Mondiale Antidopage et toutes les parties concernées pour "voir si de nouvelles améliorations peuvent être apportées à l'actuelle réglementation et aux arrangements déjà mis en place sur la course (NDLR: le Tour de Pékin)". 

McEwen: "Une clause dans le contrat pour ne pas courir en Chine"

Ces deux contrôles positifs et le risque de nourriture contaminée à des produits dopants inquiètent certains sportifs, comme Robbie McEwen, l'ancien sprinter australien, interrogé par le Herald Sun: "Pourquoi l'UCI ne suspend pas provisoirement ces courses dans un pays dont ils ont connaissance des problèmes?", interroge-t-il. "Si vous êtes un coureur qui a le choix dans votre programme et qu'on vous dit: "Hey, peux-tu aller et courir en Chine?", vous devriez dire un bon gros "Non merci". Si j'étais dans une équipe, je mettrais dans mon contrat que je ne veux pas participer à une course en Chine ou dans tout autre pays susceptible d'avoir un problème de contamination"

Robbie McEwen n'y va pas par le dos de la cuiller mais ces déclarations reflètent une certaine idée du peloton par rapport à ces courses exotiques où l'aspect sanitaire ne semble pas encore clair entre les différentes parties. Le cas de la pollution aux alentours de Pékin a notamment été évoqué mais ne semble pas faire plier l'UCI, déterminée à poursuivre la mondialisation du cyclisme dans ces pays. A l'image du Tour du Hangzhou, annoncé deux années consécutives avant d'être annulé durant la saison...

Gr.I. - Photo: Wim Hoste/Photo News

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