Mondiaux: De Weert, l'éternel équipier

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cyclisme,championnats du monde,mondiaux,valkenburg,kevin de weert,omega pharma-quick step,belgiqueL'équipe belge de Carlo Bomans apparaît comme l'une des grandes favorites pour la course en ligne masculine des Mondiaux sur route de Valkenburg. Mais connaissez-vous vraiment les neuf membres de la formation noire-jaune-rouge? Ce lundi, retrouvez le portrait de Kevin De Weert, promis à un brillant avenir dans la montagne et finalement devenu équipier de luxe.

Kevin De Weert (Omega Pharma-Quick Step)
Né le 27 mai 1982 à Duffel
1m82 - 71 kg
2012: 0 victoire

Les étoiles filantes, la Belgique connaît. De par son histoire cycliste et les grands champions qui ont fait vibré le pays au siècle dernier, le plat pays voit souvent ses espoirs de la Petite reine comme de futurs Eddy Merckx, capables de gagner moults Grands Tours à la force du jarret. Mais il est loin le temps où les représentants noir-jaune-rouge donnaient le ton dans la montagne. Seuls Jurgen Van den Broeck et Thomas De Gendt en semblent aujourd'hui capables... Et pourtant, depuis trois ans, un longiligne grimpeur-rouler de Duffel démontre ses gambettes de grimpeur sur le Tour de France. Kevin De Weert, nouveau candidat aux Grands Tours? "Je ne me considère pas comme cela, je suis surtout un coureur complet et régulier", rapporte-t-il dans le quotidien flamand Het Laatste Nieuws. Humilité et sérénité riment avec le trentenaire d'Omega Pharma-Quick Step.

De Weert l'espoir déchu

Car si De Weert a un jour été propulsé leader, ce fut surtout chez les juniors et les espoirs. Issu de la génération dorée qui a mené Tom Boonen et Philippe Gilbert, notamment, vers les sommets, le coureur lierrois semblait imbattable sur les vallons et prouvait même sur le Tour de l'Avenir 2002, qu'il terminait à la cinquième place, sa capacité à tenir la distance malgré l'enchaînement de cols. Les résultats chez les espoirs, c'était bien beau mais la confirmation dans le peloton professionnel tardait à venir. Son contrat de deux ans chez Rabobank était rapidement terminé, sans le moindre résultat probant. Même son de cloche chez Quick Step et Cofidis, où il se retrouvait peu à peu coincé dans un rôle d'équipier de luxe, sans plus. Il bénéficiait toutefois de l'amitié de Nick Nuyens, au sein de l'équipe française, pour poursuivre sa carrière et sa formation.

De Weert l'espoir retrouvé

Mais en l'absence de prolongation de contrat chez Cofidis, vu le départ de Nuyens pour Rabobank, De Weert décidait en 2009 de venir frapper à la porte de Patrick Lefevere, manager de la Quick Step. Même pour au moins conserver un poste de porteur de bidons, confiait-il. "Je ne reprends presque jamais un coureur qui n'a pas voulu prolonger chez nous par le passé, mais avec Kevin, je peux faire une exception", lançait tout de même Lefevere. Qui ne fut pas déçu par le rendement du Lierrois. "J'ai pris confiance sur la Vuelta 2009", confirme De Weert. "Je m'étais entraîné spécialement pour réaliser une bonne performance et cette 20e place m'a permis de me libérer. J'étais quand même pro depuis six ans, il était temps que je me lance. J'ai fait beaucoup de sacrifices pour arriver à ce niveau." Et ce niveau, il le conservait les deux saisons suivantes durant lesquelles il se classait 18e et 12e du Tour de France...

Mais cette année, la confirmation a tardé. Diminué par un refroidissement au début du Tour de France, l'ancien N.1 belge sur la Grande Boucle n'a cette fois jamais trouvé le bon rythme. "On fera mieux l'an prochain", assène-t-il aux critiques. Mais ses qualités d'équipier n'ont pas été oubliées. Pas comme porteur de bidons mais comme joker, capable de se donner à 100% pour un leader ou de lancer des offensives à tout moment pour faire craquer le reste du peloton. Un coureur complet, finalement, dont la Belgique aura bien besoin à Valkenburg. "Pour faire gagner Boonen. Ou Gilbert. Un Belge, simplement", espère Kevin De Weert. Humilité et sérénité, on vous l'a dit.

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Grégory Ienco - Photo: OPQS/Tim De Waele

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