Tour de France, les derniers rushes !

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cyclisme, tour de france,aso, la grande boucle, wiggins, cornillac, abittan, europcarA bien y regarder, le pitch du week-end cycliste était cousu de fil jaune. Samedi, Le Tour devait s’élancer une dernière fois depuis une des multiples contrées qui font la richesse du patrimoine hexagonal que l’incontournable Jean-Paul Olivier aime à nous faire partager chaque jour pendant 3 semaines en Juillet. Dimanche, les champions allaient paradés doucement d’abord puis à grande vitesse sur la plus belle avenue du monde pour des images inoubliables.

Dès les 1ères heures de la matinée samedi, le charmant village de Bonneval accueillait tous les acteurs qui font le succès de la grande Boucle : les coursiers, les suiveurs, les spectateurs. Moteur, on tourne ! Pour le coup on mettait de côté le fameux « silence » demandé par le réalisateur. Il y avait de l’effervescence dans les rues de la cité logée au cœur de la Beauce. Les spectateurs s’agglutinaient le long de la rampe de lancement et autour des bus avec le seul et unique objectif d’en profiter un maximum. Il est vrai qu’un contre-la-montre individuel offre une occasion rare, celle de voir un par un chacun des athlètes qui écrivent l’histoire estivale de la Petite Reine.

 

Peu à peu les cyclistes se préparent. Ils enfourchent leur monture soigneusement fixée par les techniciens sur les home-trainers. Là il n’y a pas d’anonymes, on connaît tous les coursiers. Tous ? Pourtant il y a bien une tête inconnue. Mais qui est-ce coureur d’Europcar ? Personne n’arrive à l’identifier. Chacun se rassure en regardant les autres coureurs et en retrouvant leurs noms dans la seconde. Nouveau coup d’œil sur l’homme en vert. Toujours pas la fameuse étincelle. Celle qui vous fait dire « ah mais oui, c’est Machin ! » (…chacun remplacera « machin » par le nom qu’il voudra…). Mais là rien et pourtant il est affûté le garçon.

 

Les minutes défilent. Les 1ères gouttes de sueur commencent à perler sur les visages des coureurs qui cyclisme, tour de france,aso, la grande boucle, wiggins, cornillac, abittan, europcardoivent ouvrir la valse des départs dès midi. Au fur et à mesure de la journée, les visages s’avèrent plus concentrés. L’enjeu s’avère aussi plus important. On passe de « finir dans les délais » à « conserver, voire grappiller une place au général ».

 

Pendant ce temps, notre cycliste habillé aux couleurs de l’équipe de Jean-René Bernaudeau se balade tranquillement. Pourtant quelqu’un l’appelle et lui donne des consignes. Ah quand même ! Mais il va où ? Il est pas par là ton bus cher ami. Il se dirige tout simplement vers le lieu de tournage du film « La Grande Boucle » dans lequel on retrouvera notamment l’été prochain Clovis Cornillac, Ary Abittan ou encore Élodie Bouchez.

D’ailleurs il y a une drôle d’atmosphère autour de ce plateau cinématographique implanté en plein milieu du grand barnum juillettiste. Incrédules, certains restent un moment à regarder les acteurs faire leurs scènes. On oublie quelques temps les champions que l’on était venu voir et encourager pour découvrir un peu comment se passe un tournage. Après quelques minutes, les acteurs font parti de notre décor et l’on continue notre chemin. On n’est finalement même pas interloqué de voir Ary Abittan en tenue cycliste et en tong débarqué aux abords de la rampe de lancement. Tout sourire, il s’est bien fondu dans l’ambiance.

 

Bien que le ciel s’avère parfois menaçant, la chaleur est bien présente. La tension aussi. Les leaders du classement général sont ultra concentrés, dans leur bulle. Les 1ères références chronométriques sont tombées, qui donnent une indication sur l’état de fraîcheur des champions après 3 semaines sur les routes de France. Ils savent ce que ça va donner, ce qu’ils vont tenter de faire.

 

cyclisme, tour de france,aso, la grande boucle, wiggins, cornillac, abittan, europcarLe dernier coureur s’élance. Tout de jaune vêtu, il est raccord avec le Soleil venu mettre le tracé du jour et ses localités en lumière. Après 1 heure d’effort, le verdict tombe. Attendu, fidèle au scénario écrit à l’avance. L’Anglais Wiggins a dominé son monde et va remporter le Tour, que tout le monde lui promettait.

 

Reste à défiler vers les Champs-Élysées. Comme le veut la coutume en ce traditionnel dimanche de Juillet, tout le monde est détendu. Le peloton va dérouler jusqu’aux abords de Paris. Les maillots distinctifs prennent la pose pour la postérité tout en avalant les derniers kilomètres de cette 99è édition du Tour de France. Bien sur, l’atmosphère est particulière. Partout. Dans le peloton, dans les voitures des suiveurs, et sur le bord des routes. Pensez, après 3 semaines vécues dans une bulle cycliste, tout le monde va se séparer dans quelques heures.

 

Pendant que les « pro » se dirigent vers la plus belle avenue du monde, le public des Champs-Élysées profite. Il profite des lieux, s’émerveille devant l’Obélisque, place de la Concorde, et l’Arc de Triomphe. Puis il se réjouit d’entendre retentir les klaxons et autres notes de musiques de la légendaire caravane du Tour qui vient faire un dernier salut à la foule avant de revenir l’an prochain.

 

On assiste aussi  quelques scènes du film en tournage. Clovis et Ary montent à plusieurs reprises l’avenue d’arrivée en compagnie des figurants-coursiers. Et ça roule bien, mine de rien ! Nul doute que les athlètes retenus pour le film vivent aussi un moment inoubliable : parcourir les Champs-Élysées avec le vrai décor du Tour pour un film.

 

Votre serviteur a même le plaisir de se retrouver, complètement par hasard, en compagnie des instigateurs de ce projet cinématographique. Pendant quelques temps, je baigne discrètement dans une ambiance très sympathique à 10 mètres de la ligne d’arrivée de la dernière étape. Puis mes éphémères acolytes m’abandonnent en même temps que les acteurs abandonnent les Champs pour laisser le champ libre aux 153 coureurs qui vont arriver à pleine vitesse sur le circuit final.

 

Les politesses d’usage en fin de Tour permettent aux anciens Christopher Horner (RadioShack) etcyclisme, tour de france,aso, la grande boucle, wiggins, cornillac, abittan, europcar George Hincapie (BMC) de passer en tête pour le 1er passage sur la ligne. Puis tout le monde « met en route » pour l’explication tant attendue. Après 7 passages sur la ligne, les coursiers se présentent pour un dernier sprint dont chacun a déjà une idée du déroulement de la scène. Mark Cavendish s’est accaparé les 3 dernières arrivées à Paris. Un bon scénariste estimerait certainement que « ça aurait quand même de la gueule » une 4è victoire du champion du monde sur route. Et comme l’acteur de l’Ile de Man connaît son rôle dans le Tour sur le bout des jantes, il passe sans la moindre hésitation sous le portique d’arrivée, levant la main droite et brandissant 4 doigts du meilleur effet pour la caméra.

 

Il ne reste plus qu’à récupérer de toutes ces émotions. Le protocole se met gentiment en place pour accueillir ceux qui ont briller en jaune, en vert, à pois, en blanc ou encore en rouge de la combativité sur le parcours concocté par ASO. Enfin la dernière récompense pour les équipes et les spectateurs arrive : le défilé des champions sur l’aller-retour des Champs-Élysées et la photo devant l’Arc de Triomphe. La musique du Tour retentit une dernière fois comme un générique de fin.

 

C’était la dernière séquence. Et le rideau sur le Tour est tombé !

 

 

 

L.G.

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