A l'assaut des corticoïdes sur les 4 Jours de Dunkerque

Catégories : Brèves, Dopage

cyclisme, dopage, corticoïdes, 4 Jours de Dunkerque, Anthony Charteau, Europcar, FFC, MPCCUne vingtaine de contrôles supplémentaires aux habituels tests antidopage a été menée lors de l'avant-dernière étape des Quatre Jours de Dunkerque par la Fédération française de cyclisme (FFC), la Ligue professionnelle et le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC). Ces contrôles consistaient à mesurer le taux de cortisolémie afin de découvrir l'usage ou non de corticoïdes, annonce le quotidien français L'Equipe. Un seul coureur n'a pas pris le départ au lendemain de ces contrôles, Anthony Charteau (Europcar). Mais son équipe affirme qu'il n'avait quitté la course qu'à cause de problèmes au genou.

20 coureurs ont ainsi été contrôlé dans le cadre de cette opération de la FFC, la Ligue professionnelle et le MPCC. Tous étaient issus d'équipes françaises présentes sur les 4 Jours de Dunkerque (soit Europcar, FDJ, Cofidis, Ag2r-La Mondiale, Saur-Sojasun, Bretagne-Schuller, Roubaix-Lille Métropole, Auber 93 et Véranda Rideau) ou d'Argos-Shimano. Si l'un de ces tests s'avére positif le lendemain du contrôle, le coureur concerné se retrouve alors dans "l'incompatibilité sanitaire de pratiquer" en compétition et doit être interdit de course d'ici le lancement de nouveaux tests afin d'assurer ou non le retour en compétition du coureur.

Charteau de retour le 23 mai?

Et des 20 coureurs testés, seul un n'est pas reparti pour la dernière étape des 4 Jours de Dunkerque, le Français Anthony Charteau (Europcar), maillot à pois du Tour de France 2010. Le manager de la formation continentale pro française affirmait toutefois dans L'Equipe que son abandon n'était dû qu'à un nouveau problème au genou: "Le médecin a pris la décision de l'arrêter. Il ne servait à rien qu'il continue". Il a ajouté que Charteau devrait reprendre la compétition le 23 mai prochain pour le Tour du Bavière. 

Alors, dopage ou pas dopage? Il n'y a en tout cas eu aucun contrôle positif notifié, selon Europcar. Et le fait qu'un coureur soit interdit de compétition après ce test du taux de cortisolémie ne signifie pas qu'il a en effet triché et pris des corticoïdes. Néanmoins, un taux de cortisol très bas peut clairement indiquer la prise ou non de corticoïdes, qui ne peuvent être utilisés que dans certains cas thérapeutiques. L'Agence Mondiale Antidopage (AMA) a en effet adouci voici deux ans la législation concernant ces produits en décidant de ne les accepter qu'en pommade. Du coup, Charteau pourrait s'en sortir grâce à une Autorisation à usage thérapeutique (AUT), beaucoup d'usage dans les pelotons...

Gr.I. - Photo: Europcar

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