Offredo suspendu un an: les Français sont-ils trop sévères?

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cyclisme, dopage, ADAMS, Yoann Offredo, FDJ-Big Mat, localisationLa sentence est tombée pour Yoann Offredo, leader annoncé de l'équipe FDJ-Big Mat: ses trois manquements de localisation dans le système ADAMS lui valent une suspension d'un an, sans effet rétroactif. Le voici contraint d'attendre jusqu'en 2013 avant de penser à nouveau à la compétition. Une décision sévère? Non, car elle émane des réglements tels qu'ils sont écrits noir sur blanc. Le problème vient plutôt des différents traitements entre ces coureurs qui ont manqué leurs "whereabouts" mais qui n'ont pas forcément été punis comme Offredo.

Un an, net, sans effet rétroactif: Yoann Offredo paye cher ses étourderies et les problèmes de gestion de son équipe au niveau de ce système ADAMS, destiné à localiser les cyclistes à n'importe quel instant pour un contrôle antidopage inopiné. Trois manquements à cette règle endéans les dix-huit mois et c'est la suspension. Enfin, presque. Car certains ont déjà bénéficié d'un certain traitement de faveur malgré ces oublis. Le Danois Alex Rasmussen a été blanchi, la Française Jeannie Longo aussi (surtout pour un vice de forme) et dans le monde du tennis, Xavier Malisse et Yanina Wickmayer poursuivent actuellement leur parcours sur les courts malgré trois oublis dans le système ADAMS...

Harmoniser tous les sports

La Fédération Française de Cyclisme (FFC), de son côté, n'hésite pas. Après l'année de suspension de Grégory Baugé (avec effet rétroactif au 23 décembre 2010), voici la future saison blanche de Yoann Offredo, privé de compétition jusqu'en janvier 2013. Il peut encore faire appel de cette décision mais il sera difficile pour le coureur français de 25 ans de pouvoir se reconstruire après ce combat perdu face à un règlement strict. Car la FFC n'a fait que suivre les règles établies par le Code mondial antidopage, l'Union Cycliste Internationale et la FFC. Trois manquements et c'est une suspension d'un an voire de deux ans. Mais pourquoi Offredo doit-il être puni plus sévèrement que Baugé? Car ses arguments n'ont pas convaincu sa fédération...

Faut-il donc harmoniser tous les sports? Ce serait la meilleure des solutions pour éviter ce genre de comparaisons qui semble confirmer la thèse d'un cyclisme à la pointe de la lutte antidopage contrairement à d'autres disciplines. Pas question de passeport biologique ou de système ADAMS dans bon nombre de clubs de football ou en tennis... Et l'étourderie passerait presque pour une excuse valable du côté de certaines fédération (voir les cas Malisse et Wickmayer justement). Offredo bénéficie en tout cas d'une punition qu'il n'oubliera certainement jamais. Une décision qui, même si elle paraît sévère, n'est qu'une étape de plus dans la lutte antidopage. Dommage pour le coureur de la FDJ qui paye de sa personne...

Gr.I. - Photo: FDJ-Big Mat

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Commentaires

  • Pour les plus sceptiques, allez donc consulter les réglementations antidopage sur le site de l'UCI ; et sachez que les deux tiers, voire les trois quart du peloton figurent sur la liste dite du "Groupe cible".
    Or il n'y a vraiment que très très peu de coureurs qui "oublient' les problèmes de géolocalisation, si ce n'est du côté de l'hexagone ; sachant qu'en apposant leur signature, au bas d'un contrat professionnel, ils adhèrent au respect de ces règles.
    Un travailleur n'a pas cette chance d'être suspendu, un an ou deux, pour faute grave ; il est irrémédiablement viré sur-le-champ !

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