Quelneuc, une histoire de premières

Catégories : Webzine

DSC05235.jpgLe traditionnel rendez-vous cycliste de début d’année a eu lieu ce week-end un peu partout en Europe. Ce 1er grand-rendez-vous de la Petite Reine se déroulait à Quelneuc en Bretagne pour la version française de cette chose cycliste. Et bien sur, tous les passionnés étaient fidèles au poste !

Après quelques 1ers repérages du circuit le samedi à l’occasion des championnats de France cadets et juniors qui voyaient Anthony Kuentz (ESEG Douai), Laura Perry (CCEtupes) et Quentin Jaurégui (Club Neutre Nord Pas de Calais) décrocher le graal national en cadet, cadette et junior. Les épreuves dominicales voyaient l’affluence grandir pour les courses Élites femmes, Espoirs et Élites hommes.

Dès le début de la matinée, on entendait les premiers vœux de la journée. "Une bonne année, une bonne santé surtout !…..et puis des beaux champions dans la journée" voilà à peu près la phrase type entendue tout ce 8 janvier en terres bretonnes. Et oui, il fallait faire sincère, court et surtout ne pas oublier de revenir au contexte vélo !

En guise d’ouverture, la course féminine donnait la mesure de cette 1ère journée sportive nationale de l’année. Dans la foulée d’une fin d’exercice 2011 plutôt réussi avec 2 manches du Challenge La France Cycliste Élites dames décrochées, Lucie Chainel va chercher son 1er titre national en cyclo-cross devant Pauline Ferrand Prevot et Caroline Mani.


Le temps de se remettre des émotions suscitées par cette épreuve, le public se dirige vers un 1er repas de course, on ne perd pas les bonnes habitudes. Chaque passionné va reprendre des forces pendant quelques minutes avant que les Espoirs et les Élites hommes s’expliquent sur le superbe circuit de Quelneuc. Le ravitaillement s’effectue au rythme des musiques bretonnes qui s’échappent gentiment mais sûrement du barnum-restaurant. La mécanique des organisateurs est parfaitement huilée. Pour eux, ce n’est pas une 1ère…loin de là. Cela fait déjà 20 ans qu’ils proposent ce rendez-vous aux pratiquants assidus et aux spectateurs qui bordent le circuit.

Parmi les aficionados, certains ont leurs repères habituels comme tous les ans. Les marches, lesDSC05427.jpg planches, les sous-bois, telle montée, telle descente. A l’heure de la grand-messe de la course Élite, l’endroit ressemble à une fourmilière au sein de laquelle des vélos évoluent sous les acclamations de la foule.

Pour certains spectateurs, c’est aussi leur toute 1ère course vue sur place. C’est d’ailleurs un événement, faire ses 1ers pas de supporters par un championnat national à la porte de chez soi, ils s’en souviendront. Même s’il reste encore 2-3 détails à préciser : "C’est bien le Tour de France quand même !". Forcément à 9 ans, Tour de France, championnat de France c’est du pareil au même ! Et puis ces nouvelles têtes des bords de…chemin ne veulent rien louper, comme tout le monde. Un coup aux marches "Ouah il descend pas du vélo lui !!!!!", un coup aux planches "T’as vu comment il a passé les planches, il est fou !".

Après quelques tours, les habitudes reviennent au galop. Montre en main, tout le monde se fait la même réflexion. "Ils vont pas tarder !". Les nouveaux demandent : "Comment tu sais qu’ils vont arriver ?". "Regardes là-bas les gens se déplacent pour voir le passage des coureurs..."  et déjà les 1ers réflexes d’un futur habitué arrivent "bon bah on bouge pas hein, on a une bonne place, on va se la faire piquer, moi je regarde l’écran géant !".

Et puis le bruit se fait plus précis, les athlètes passent devant la foule. Les encouragements fusent, les champions donnent tout. On sent que jusqu’au bout la course va être indécise.

Les hommes de Madiot gèrent la course. Chacun leur tour Arnold Jeannesson puis Steve Chainel mène le bal, Francis Mourey reste en 2è rideau. Tout le monde se pose la même question : "Est-ce une tactique des hommes au trèfle ou le champion sortant n’est pas dans un grand jour ?". Les minutes défilent. John Gadret, qui rêve de retrouver la tunique bleu-blanc-rouge conquise en 2004 et 2006, sort d’un peloton de poursuivant. C’est le moment de voir si le leader de la Française des jeux est là et bien là. Malheureusement, pour la 1ère fois depuis 5 ans qu’on sent le Franc-Comtois subir la course.


DSC05493 - Copie.jpgLa fin de course se profile, la tension monte d’un cran sur le circuit. Autour, les cornes de brumes résonnent dans la prairie pour donner le "dernier encouragement qui va bien" aux athlètes des sous-bois. C’est déjà le dernier virage, 2 hommes ont un léger avantage : Aurélien Duval (UV Aube) et Steve Chainel (FDJ-Bigmat). Duval lance le sprint, Chainel répond mais…un soucis met fin au suspens très rapidement, l’ancien pensionnaire de Bbox déchausse et doit laisser Duval savourer ses derniers mètres pour un 1er titre national en Élite.

L’heure est venue de refaire la course. La Marseillaise remplace les musiques bretonnes le temps d’un podium protocolaire. Pour la 1ère fois depuis 5 ans, l’hymne national n’est pas joué pour Francis Mourey ! Les habitués apprécient la course livrée par les coursiers. C’est un beau podium. Les nouveaux chantent un bout de marseillaise parce qu’une 1ère comme ça, on s’en souviendra !

 

L.G.

0 Commentaire Lien permanent Imprimer

Les commentaires sont fermés.