GP de Québec: Gilbert n'avait plus qu'à briller

Catégories : Route

gpquebec.pngTout simplement exceptionnel: Philippe Gilbert (Omega Pharma) a signé à Québec sa 17e victoire professionnelle (hors critériums) et vient de repasser en tête du classement WorldTour grâce à un succès tout en puissance sur les routes canadiennes. Alors qu'il assurait être fatigué et ne viser que sa position de N.1 mondial, le Remoucastrien est tout de même allé au bout de lui-même.

La gagne, chez Gilbert, c'est inné. Depuis le début de la saison, presque tout lui sourit. Les mauvaises langues doutaient de ses capacités de rebondir après son GP de Plouay manqué, où son attaque sur la côte de Ty-Marrec semblait bien faiblarde par rapport à ses offensives tranchées des classiques printannières. Mais au Québec, il était prêt. Prêt pour se classer dans le Top-9 et pouvoir ainsi passer Cadel Evans en tête du classement WorldTour. Rien que ça. Car le champion de Belgique se sentait malgré tout fatigué et ne savait même pas s'il allait courir au-delà des championnats du monde, dont il ne souhaite pas non plus prendre le statut de leader.

Cela faisait beaucoup. Mais dès que la course reprenait ses droits, Gilbert était aux avant-postes, prêt à contrer la moindre offensive des favoris de cette 2e édition du GP de Québec. Et même si les Sky et Garmin ont pratiquement asphyxié le peloton durant un bon tiers de la course, dès que Robert Gesink a lancé la course des favoris, Gilbert était bien là. Même si personne ne venait le relayer, il poursuivait. Malgré tout, dès que Levi Leipheimer (RadioShack), Rigoberto Uran (Sky), Marco Marcato, Björn Leukemans (Vacansoleil), Gerald Ciolek (Quick Step) et Robert Gesink (Rabobank) notamment s'entendaient, il préférait arrêter son effort en solo pour garder de l'énergie en vue des quatre derniers kilomètres en côte.

"J'ai paniqué à un moment"

Et cela a payé. Car à 2500 mètres du but, c'est encore le leader d'Omega Pharma-Lotto qui en remettait une couche, suivi de loin par Gesink. Le Néerlandais revenait d'ailleurs à une dizaine de mètres de son rival belge mais il ne parvenait jamais à vraiment recoller pour le déposer. Gilbert tenait bon et grimpait le dernier faux-plat à fond pour aller cueillir ce nouveau succès exceptionnel, tout comme le reste de sa saison. Et en prime, la place de N.1 mondial. Que demander de mieux?

"C’était une course extrêmement difficile car le peloton a roulé très vite, trop vite", expliquait Gilbert à l’interview. "Je n’avais pas d’équipiers dans le final et j’ai paniqué. Je ne savais pas trop comment m’en sortir. Mais quand la Rabobank a attaqué dans l’avant-dernier tour, j’ai été rassuré. On était entre favoris. J’ai pu faire la différence dans la dernière côte, c’est ce qu’il fallait."

Mais le champion de Belgique a eu chaud... "C’est la course où j’ai eu le plus de stress cette saison car même si je n’avais que six points à prendre, cela restait difficile. Finalement, j’ai eu la victoire et je suis N.1, tant mieux. Mon contrat est maintenant rempli. Tout ce qui viendra pour le reste de la saison, ce sera du bonus. Et tant mieux si je peux encore aller chercher une belle victoire." Rendez-vous à Montreal, dimanche?

Résultats de l'épreuve (Québec > Québec, 203 km):

1 Philippe GILBERT OLO 5:03:06
2 Robert GESINK RAB 1
3 Rigoberto URAN URAN SKY 9
4 Fabian WEGMANN LEO 9
5 Levi LEIPHEIMER RSH 9
6 Björn LEUKEMANS VCD 9
7 Simone PONZI LIQ 9
8 Marco MARCATO VCD 9
9 Gerald CIOLEK QST 9
10 Simon CLARKE AST 9

Grégory Ienco

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Commentaires

  • Votre raisonement est trés correcte , oui énormement de bavardage a tort des gens qui ne savent pas les grandes souffranceset conduite des grands champions cyclistes dont notre Philippe est le number ONE la preuve .

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