Wouter, Xavier, merci

Catégories : Webzine

cyclisme,décès,wouter weylandt,xavier tondoDans les pelotons, ils faisaient rire tout le monde, ils étaient considérés comme des plus sympathiques et leur amitié signifiait beaucoup. Le sort les a pourtant frappés, sans prévenir, alors qu'ils faisaient leur métier, qu'ils profitaient de leur passion. Wouter Weylandt et Xavier Tondo ont tout donné pour le sport. Le destin leur a tout repris.

Par Grégory Ienco.

Sur les routes d'un Tour d'Italie annoncé spectaculaire, Wouter Weylandt gisait seul, durant quelques secondes, le sang coulant sur son visage, sans interruption. Une vision d'horreur et l'idée que le pire puisse arriver en ce jour ensoleillé, alors que le peloton franchissait la ligne d'arrivée avec quelques secondes de retard sur Angel Vicioso et ses compagnons d'échappée. La mort était annoncée en direct sur l'antenne de la Rai, personne ne pouvait continuer de parler. Il valait mieux en rester là. Et rendre hommage à un homme qui a tout donné pour son sport depuis son adolescence jusqu'à ses 26 ans, à la fleur de l'âge.

Dans les vallées de la Sierra Nevada, Xavier Tondo était seul dans la maison que l'équipe Movistar avait loué pour un stage en altitude en vue du Tour de France. Il rentrait la voiture de la formation avant d'être frappé en pleine tête, coincé entre cette fameuse auto et la porte du garage. Une vision d'horreur pour Benat Intxausti, tentant de sauver son équipier et ami. Il était trop tard. La nouvelle se répandait rapidement, les messages de soutien affluaient pour rendre hommage à ce coureur de 32 ans, qui était monté en grade de saison en saison dans les pelotons.

Le cyclisme serait-il donc maudit? En quinze jours, les pelotons ont pleuré toutes les larmes de leur corps. Pour deux hommes qui ne faisaient que leur métier. Deux fervents défenseur de la lutte contre le dopage. Deux coureurs qui étaient près d'une grande carrière. Et finalement, le sentiment que le risque existe toujours dans ce sport public, où tout peut mener à l'erreur. Même minime. Et le drame arrive, sans prévenir. Weylandt et Tondo ne sont pas les seuls à avoir été victime de ce destin tragique. Bon nombre de jeunes amateurs et espoirs ont péri dans des circonstance similaires, à l'aube d'une carrière prometteuse.

Mais le cyclisme continue de vivre. Il ne doit pas s'époumonner, il doit persévérer dans cette voie de l'espoir. Ce sport a connu ses heures sombres avec le dopage dans les années 90 et 2000, il ne doit pas perdre son essence avec ces nouvelles tristes nouvelles. Car Wouter et Xavier ont tout fait pour rendre le cyclisme meilleur et persévérer dans leur passion. La meilleure manière de leur rendre hommage est de poursuivre ce travail. Merci messieurs.

0 Commentaire Lien permanent Imprimer

Les commentaires sont fermés.