Olivier Kaisen: « Greipel? La faute à l’organisation »

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cyclisme, Milan-Sanremo, Tirreno-Adriatico, Olivier Kaisen, Omega Pharma-LottoEternel équipier modèle, Olivier Kaisen est aussi un baroudeur dans l’âme. Le coureur belge d’Omega Pharma-Lotto s’est encore essayé à l’offensive sur la deuxième étape de Tirreno-Adriatico sans véritable succès puisque repris après 160 kilomètres de course en tête. Cependant, cela n’indique pas une forme étincelante de la part du Namurois. Des allergies pourraient même l’empêcher de préparer sereinement Milan-Sanremo.

Par Grégory Ienco.

S’il est dans l’ombre de ses leaders à de nombreuses reprises, Kaisen ne s’en plaint pas. Il assure le travail de sape et sait que son rôle sert de toute façon ses équipiers. Pas question de rechigner à la tâche s’il est en tête du peloton ou d’un groupe d’échappées. Cependant, ces barouds qu’il adore ne l’ont pas forcément aidé à se rassurer sur la Course entre deux mers.

« Franchement, je ne me sens pas très bien », nous confie Kaisen depuis l’Italie. « Déjà durant le chrono par équipes, je n’étais pas au mieux. Je voulais en fait me tester sur cette étape et il s’est avéré que j’avais de mauvaises jambes. En Belgique, cela allait mais cette fois, en Italie, les pulsations ne montent pas alors que je ne peux pas pousser plus sur les pédales. Selon les médecins, cela vient d’allergies au pollen. »

« Inquiet pour Milan-Sanremo »

Le printemps arrive et ne réussit pas au coureur d’Omega Pharma-Lotto. « Cela m’inquiète tout de même pour Milan-Sanremo. On m’a assuré une place sur l’épreuve mais mes sensations ne sont pas du tout bonnes. J’ai un traitement pour soigner cela mais ce genre de problème, cela arrive chaque saison. C’est malheureux, je dois juste me soigner et attendre que cela passe. »

D’ailleurs, Kaisen a déjà eu droit à une autre frayeur, sur le contre-la-montre par équipes cette fois. « J’ai en fait roulé sur le vélo d’André Greipel quand il est tombé. Je me suis un peu tordu le genou droit en retombant mais rien de grave finalement. Par contre, pour André, c’était impressionnant », continue le Namurois. « Il y avait en fait un trou dans la route à 300 mètres du but et André cherchait un truc dans sa poche à ce moment-là. Il s’est finalement retrouvé le visage en sang… »

Selon ce spécialiste du chrono, cela vient surtout de l’organisation. « La route était très belle sur tout le parcours jusqu’à ce nid-de-poule. C’est très dangereux lors d’un contre-la-montre par équipes car on est tous le nez dans le guidon, on essaye de se placer au millimètre. Un souci et on est tous à terre. C’est la faute de l’organisation si on a attendu cette chute pour reboucher le trou… »

Photo: Photo News/Omega Pharma-Lotto

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