Deux Wallons sur les pavés : Jonas Van Genechten et Boris Vallée racontent leur journée sur Paris-Roubaix

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En l'absence du champion de Belgique Philippe Gilbert (Quick Step), récent vainqueur du Tour des Flandres mais décidé à jouer sa carte sur les prochaines classiques ardennaises, seuls deux coureurs wallons se présentaient sur la liste des partants de Paris-Roubaix, ce dimanche. Entre Compiègne et le vélodrome André Pétrieux, le Thudinien Jonas Van Genechten (Cofidis) et le Thimisterien Boris Vallée (Fortuneo-Vital Concept) ont presté à différents niveaux et n'ont qu'une envie, revenir l'an prochain pour encore tâter du pavé, aussi sauvage soit-il.

Dès les premiers kilomètres de cette rapide course, les coureurs de l'équipe Fortuneo-Vital Concept se montraient parmi les plus combatifs pour se placer dans la bonne échappée matinale. Pas de chance pour les coureurs de la formation bretonne : aucune échappée ne parvenait à se former. Le peloton couvrait en effet les deux premières heures de course à plus de 50 km/h de moyenne et enchaînait les sprints pour éviter une cassure aux avant-postes. Le coureur de Thimister-Clermont Boris Vallée (Fortuneo-Vital Concept) était pourtant prêt à prendre son envol avant l'arrivée des secteurs pavés. "J’ai essayé de partir en début de course, plusieurs fois. Mais l’année prochaine, je vais faire une course d’attente, me concentrer pour une meilleure prestation personnelle. Parce que je pense que je peux faire quelque chose de beau ici", confie-t-il.

Alors, Boris Vallée s'est mis à bosser pour ses équipiers, tant qu'il pouvait. "J’ai tenté d’aider au mieux mes équipiers dans la première partie du parcours. Mais la condition n’était pas vraiment là. Je me suis surtout accroché pour repérer en vue de l’édition prochaine." Car malgré deux abandons sur ses deux premières participations (pour ennuis mécaniques en 2014, pour maladie en 2016), le jeune sprinter de 23 ans aime les pavés du Nord. "C’est une course que j’affectionne, c’est déjà la troisième fois. J’ai toujours rêvé de bien y prester. Je vais encore essayer l’année prochaine", raconte-t-il, après avoir conclu son premier Enfer du Nord à la 100e place, à 20'44" de Greg Van Avermaet.

Van Genechten : "J'ai essayé de me sacrifier pour l'équipe"

Mieux placé dès les premiers secteurs, le Thudinien Jonas Van Genechten (Cofidis) a lui été épargné par les chutes et autres pépins mécaniques. Il a ainsi tenu bon jusqu'aux 25 derniers kilomètres, épaulant au mieux ses équipiers Dimitri Claeys, Christophe Laporte et Florian Sénéchal, encore présents avec lui dans le groupe Boonen, à près d'une minute du quinté de tête avant le Carrefour de l'Arbre. "J’ai essayé de relancer quand il y avait encore le groupe Van Avermaet devant, dans les 30 derniers kilomètres", explique le sprinter, le visage couvert de poussière. "J’ai essayé de me sacrifier pour l’équipe vu qu’on était encore quatre Cofidis dans ce peloton. Mais j’ai rapidement eu des crampes. Et malheureusement, Dimitri (Claeys) crève puis a un nouveau problème mécanique dans le Carrefour de l’Arbre. Je pense que c’est Christophe (Laporte) qui est avec moi, qui chute aussi sur ces pavés. On n’a pas été aidé…"

Jonas Van Genechten, 30 ans, aime toujours Paris-Roubaix après sa troisième participation consécutive, officialisant ainsi son meilleur résultat sur la classique pavée en trois saisons (28e à 2'24" du vainqueur). Mais ce dimanche, il a souffert... "Cela a été très rapide, avec ce vent de dos. Mais cela s’est finalement bien passé pour moi. Je n’ai pas eu de crevaison ou de problème mécanique mais j’ai vraiment souffert de la chaleur", conte-t-il, confirmant le caractère très spécial de cette 115e édition.

Grégory Ienco, à Roubaix - Photos : Cofidis - Fortuneo-Vital Concept

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