Tour de France : les cinq images marquantes de la première semaine de course

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Le Britannique Chris Froome (Sky) domine déjà le classement général du Tour de France avec un avantage toutefois moins marqué que les années précédentes. Il a en tout cas marqué la première semaine de la Grande Boucle avec notamment le Belge Greg Van Avermaet (BMC Racing Team).

1. La chute d’Alberto Contador

Alors qu’il avait misé sa saison sur ce Tour de France, qui devrait être l’avant-dernier de sa carrière, l’Espagnol Alberto Contador (Tinkoff) a vu ses rêves brisés dès la première étape. Sur un virage serré, le grimpeur madrilène a vu sa roue avant de glisser devant un terre-plein… Lourde embardée, quelques séquelles à l’épaule droite et au coude. Contador est finalement reparti, optimiste, mais dès les premières étapes de montagne, le coureur de la Tinkoff a perdu pied, laissant échapper une à deux minutes au fil des ascensions. Après une offensive audacieuse dès le premier col de l’étape-reine des Pyrénées, vers Arcalis, Contador a finalement dû renoncer, terrassé par la fièvre, certainement consécutive à sa chute du début de semaine. Alberto Contador visera désormais la Vuelta, en évitant soigneusement le parcours olympique à Rio. L’occasion d’au moins remporter un Grand Tour cette saison ?

2. Greg Van Avermaet, un maillot jaune au panache

Les Belges se sont montrés sous leur meilleur jour lors de cette première semaine de Tour de France. Les attaques des représentants du Royaume étaient nombreuses avec, comme bilan, une victoire d’étape, trois jours en jaune (pour Greg Van Avermaet) et trois jours avec le maillot à pois (pour Thomas De Gendt). Greg Van Avermaet a obtenu la plupart des lauriers en s’imposant en solitaire et en costaud sur la première arrivée en altitude cette Grande Boucle, au Lioran. Le leader de la BMC a confirmé sa grande force : sa persévérance malgré un tracé qui n’était pas forcément en sa faveur. Van Avermaet s’est ainsi permis de prendre le maillot jaune suite à ce succès, une tunique qu’il a conservé pendant trois jours en s’offrant une nouvelle échappée sur la première étape pyrénéenne, vers le Lac de Payolle. Un sacré panache de la part d’un maillot jaune… Aucun autre leader n’avait tenté ce genre d’échappée depuis Thomas Voeckler en 2013.

3. L’arche maudite du Lac de Payolle

Alors que le peloton filait vers la montée finale de la 7e étape vers le lac de Payolle, devancé par un Adam Yates (Orica-GreenEDGE) décidé à conquérir le maillot blanc de meilleur jaune, l’arche du dernier kilomètre s’est effondrée sur le Britannique puis ses poursuivants… Yates s’en est sorti avec quelques points de suture au menton et une belle frayeur. L’organisation, pour sa part, a enquêté et privilégie la piste humaine : un spectateur aurait malencontreusement trébuché sur la soufflerie chargée de pousser l’air dans cette arche géante qui n’avait jamais failli jusque-là.

4. Chris Froome a la descente facile

Le Britannique Chris Froome a attaqué tant et plus sur les premiers cols de ce Tour de France, bien épaulé par une équipe en position de force dans les plus hauts pourcentages. Et pourtant, le double vainqueur de la Grande Boucle a dû user de ses talents méconnus de descendeur pour prendre le maillot jaune de leader sur la 8e étape vers Bagnères-de-Luchon. Le grimpeur britannique s’est même permis quelques acrobaties sur son cadre pour filer à toute allure dans la vallée pyrénéenne.

5. De la grêle pour les forçats de la route

L’image forte de cette première semaine de course, c’est bien la météo de la 9e étape vers Arcalis. Sur l’étape-reine des Pyrénées, le mercure a grimpé au-delà de 35 degrés avant de vite redescendre pour la montée finale en Principauté d’Andorre. Les nuages noirs étaient nombreux et les coureurs ont subi de fortes chutes de grêle dans l’ascension finale de dix kilomètres vers la station d’Arcalis. Les coureurs ont toutefois poursuivi leurs efforts, qu’importent les conditions dantesques… Le Néerlandais Tom Dumoulin a finalement triomphé en solitaire sur ces pentes, sous la pluie et les grêlons, et Chris Froome a continué d’attaquer ses adversaires, sans succès, sous ce temps de chien.

Grégory Ienco - Photo : Photo News/Vincent Kalut

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