Tour de Grande-Bretagne: Boasson Hagen de nouveau au top, Cavendish encore poissard

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Désormais parfaitement situé à l'aube des Mondiaux, le Tour de Grande-Bretagne confirme son ambition de devenir une épreuve incontournable de la deuxième partie de saison, malgré la concurrence avec le Tour d'Espagne. L'épreuve a toutefois besoin de quelques remaniements pour prouver son professionnalisme auprès de coureurs encore réticents aux longs transferts et aux routes encore largement ouvertes avant le passage du peloton. Cela n'a pas empêché le Norvégien Edvald Boasson Hagen (MTN-Qhubeka) de retrouver la saveur de la victoire: s'il n'a pu triompher sur une étape particulière, il a pu célébrer une victoire au général à Londres, deux ans après son dernier bouquet en tête d'une course par étapes.

Avec son tracé pour coureurs polyvalents, avec des routes vallonnées à souhait, les sprinters s'étaient majoritairement donné rendez-vous outre-Manche pour préparer au mieux les prochains championnats du monde à Richmond. Des étapes de plus de 200 kilomètres, des routes bercées par le souffle d'Eole, des chemins sinueux et vallonnés, tout était réuni pour un entraînement intensif en vue du dernier grand objectif de la saison: le maillot arc-en-ciel. Et dès la première étape, les grands noms de la vitesse se plaçaient aux avant-postes avec l'Italien Elia Viviani (Sky) et le Britannique Mark Cavendish (Etixx-Quick Step) qui bataillaient jusqu'au dernier mètre pour le succès inaugural. La photo-finish départageait finalement les deux hommes avec l'avantage pour Viviani d'un boyau à peine... Le ton était donné. André Greipel (Lotto-Soudal) et  le jeune Colombien Fernando Gaviria (Etixx-Quick Step), pro depuis le mois d'août et déjà au top face aux meilleurs pros de l'emballage massif, venaient ensuite fleurir leur palmarès... sans Mark Cavendish aux environs.

Le stress autour de ces sprinters était toutefois palpable dans le peloton et les chutes étaient finalement nombreuses sur cette douzième édition du Tour de Grande-Bretagne. Fernando Gaviria, justement, devait quitter la course au lendemain de sa victoire après une chute et une fêlure sur le genou droit. Mark Cavendish s'en allait deux jours plus tard après une lourde collision avec une voiture arrêtée sur le bas-côté. Il craignait une fracture de la clavicule gauche mais le bilan se voulait finalement plus rassurant, avec juste une belle frayeur et quelques jours de repos. La poisse ne quittait donc pas le coureur de l'île de Man, toujours bloqué à quatorze victoires en 2015.

Le classement général de ce Tour de Grande-Bretagne ne se jouait toutefois pas entre sprinters. Les organisateurs de l'épreuve avaient tout de même prévus quelques étapes plus corsées. Notamment la cinquième menant vers Hartside Fell, une longue ascension de sept kilomètres que le Norvégien Edvald Boasson Hagen (MTN-Qhubeka) pensait avoir dominé avant de voir le Néerlandais Wout Poels (Sky) fondre sur lui dans les 400 derniers mètres pour finalement le déborder pour la victoire d'étape. Le coureur du nord prenait tout de même le maillot jaune, pour ne jamais le lâcher jusque Londres. Même sur la difficile sixième étape menant vers Nottingham, sur des routes dignes des Flandriennes, Boasson Hagen se montrait prudent et suivait la bonne attaque de Matteo Trentin (Etixx-Quick Step), qui venait toutefois encore battre le Norvégien sur la ligne. Le maillot jaune pouvait toutefois sourire deux jours plus tard, dans la capitale britannique, pour célébrer sa première course par étapes depuis 2013: "Je ne peux qu'être ravi, car toute l'équipe s'est battue pour ce maillot. On a vraiment eu un bon comportement tout au long de la semaine".

Autre ombre au tableau des organisateurs: les transferts entre les différentes villes-étapes. Les coureurs devaient souvent encore attendre deux à trois heures pour arriver à leur hôtel, situé à plus de 100 voire 150 kilomètres de l'arrivée du jour. Il fallait donc prendre patience sur les routes de campagne avant de prendre enfin un peu de repos. Cela a particulièrement énervé l'Allemand Marcel Sieberg (Lotto-Soudal) qui s'en est plaint, à raison, sur Twitter. Si les Grands Tours, longs de trois semaines, ont compris la leçon auprès des coureurs en proposant des transferts enfin plus courts, certaines épreuves ont encore de l'expérience à prendre dans ce domaine...

Résultats de la 1re étape (Beaumaris/Anglesey > Wrexham, 177.7 km):

Résultats de la 2e étape (Clitheroe > Colne, 159.3 km):

Résultats de la 3e étape (Cockermouth > Floors Castle/Kelso, 216 km):

Résultats de la 4e étape (Édimbourg > Blyth, 217.4 km):

Résultats de la 5e étape (Prudhoe > Hartside Fell, 166.4 km):

Résultats de la 6e étape (Stoke-on-Trent > Nottingham, 192.7 km):

Résultats de la 7e étape (Fakenham > Ipswich, 227.1 km):

Résultats de la 8e étape (Londres > Londres, 86.8 km):

Classement général final:

Grégory Ienco - Photo: Photo News/Cor Vos

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