Tour d'Espagne - #12: Danny van Poppel sort au bon moment, Van der Sande sur le podium

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Pour une fois que les sprinters ont l'occasion de se montrer aux avant-postes, la tension était palpable dans le peloton à l'approche du final de cette douzième étape du Tour d'Espagne. Après une étape dantesque en Principauté d'Andorre, il n'était pas question de retrouver son souffle durant cette journée majoritairement passée dans la plaine. Car les attaquants n'ont pas manqué leur chance et ont failli tromper la meute dans les deux derniers kilomètres vers Lleida. Et si l'Allemand John Degenkolb (Giant-Alpecin) était finalement attendu pour une première victoire sur cette Vuelta, le plus habile du peloton, le Néerlandais Danny van Poppel (Trek) trompait tous les pronostics pour enregistrer sa première victoire sur un Grand Tour, à seulement 23 ans.

La haute montagne n'a pas encore disparu du Tour d'Espagne mais avec cette douzième étape vers Lleida, le peloton pensait avoir un peu de répit avec une journée dans la plaine, avec un seul col à avaler. C'était sans compter sur l'appétit des sprinters, il est vrai peu rassasié par le parcours proposé sur la péninsule ibérique. Un quatrième sprint massif allait-il enfin conclure cette journée sous un soleil moins timide que la veille? On a longtemps cru que cela allait être le cas, avant qu'en tête, le doute germe. Car les Français Maxime Bouet (Etixx-Quick Step) et Alexis Gougeard (Ag2r-La Mondiale), le Sud-Africain Jaco Venter (MTN-Qhubeka), le Néerlandais Bert-Jan Lindeman (Lotto NL-Jumbo) et le Colombien Miguel Angel Rubiano (Colombia) tenaient la distance malgré le travail des Orica-GreenEDGE, couplé aux Trek. 

En effet, à cinq kilomètres du but, les attaquants du jour conservaient encore un avantage d'une demi-minute qui faisait douter le peloton. Bouet et Venter essayaient même de prolonger l'échappée jusqu'à l'arrivée aux abords des deux derniers kilomètres à couvrir. Sans succès, le groupe avalait finalement les deux récalcitrants pour assurer l'emballage massif dans l'ultime ligne droite. On imaginait alors les Giant-Alpecin aux avant-postes pour enfin mener John Degenkolb vers un premier succès sur cette Vuelta. L'Allemand restait finalement bloqué aux alentours de la dixième place et ne parvenait pas à remonter ses rivaux dans un sprint aussi compact, dans lequel la pugnacité des concurrents se voulait inversement proportionnelle au nombre d'étapes taillées pour les spécialistes de la vitesse sur cette épreuve espagnole. 

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A l'avant, le Néerlandais Danny van Poppel (Trek), bien placé par ses coéquipiers, ne lâchait donc rien et fonçait sur ses pédales pour dévoiler toute la puissance qui lui avait déjà permis de conquérir deux succès d'étape sur le dernier Tour de Wallonie, fin juillet. Le coureur batave débordait le Sud-Africain Daryl Impey (Orica-GreenEDGE) pour conquérir son premier bouquet sur un Grand Tour, à 23 ans. Le podium était complété par le Belge Tosh Van der Sande (Lotto-Soudal), qui enregistre son cinquième top-10 dans une arrivée groupée sur cette Vuelta. Sans oublier la quatrième place de Nikolas Maes (Etixx-Quick Step) et la septième de Tom Van Asbroeck (Lotto NL-Jumbo). John Degenkolb, encore déçu tapant sur son guidon en franchissant la ligne, devait se contenter de la cinquième place du jour. Et les chances de succès s'estompent en vue de Madrid...

Le maillot rouge Fabio Arù (Astana) a pour sa part passé une journée plus tranquille dans le peloton, conservant aisément sa place de leader au classement général. Il ne fallait qu'éviter les chutes, il a parfaitement géré sa mission.

Résultats de la 12e étape (Escaldes-Engordany > Lleida, 173 km):

Grégory Ienco - Photos: Photo News/Cor Vos

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