Tour d'Espagne - #10: Sbaragli pousse MTN-Qhubeka vers le succès, Degenkolb encore battu

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Si la haute montagne n'a pas encore été atteinte par le peloton de ce 70e Tour d'Espagne, les jambes sont déjà lourdes après une première semaine de course entre les côtes abruptes de la péninsule ibérique. Cela s'est vu dans le peloton, réduit dans les derniers kilomètres après un col de deuxième catégorie costaud à moins de vingt bornes du but. Finalement, un sprint en petit comité a souri à l'Italien Kristian Sbaragli (MTN-Qhubeka), qui engrange son premier succès sur un Grand Tour!

Aucune étape n'est simple sur ce Tour d'Espagne. Alors que les coureurs s'avancent de plus en plus vers le nord de la péninsule ibérique, les montées se font toujours de plus en plus ardues. Même cette dixième étape, annoncée de transition avant la première journée de repos ce mardi, offrait un profil inhabituel avec un col de deuxième catégorie, avec une pente à 5% de moyenne, à grimper à moins de vingt kilomètres de l'arrivée. D'ailleurs, dans le peloton, on ne s'y trompait pas: sur cette étape très courte, parcourue en près de trois heures, les attaques étaient rapidement annihilées. Personne ne parvenait à prendre une minute d'avance sur un groupe mené par diverses équipes attirées par une première victoire d'étape sur cette Vuelta.

Dumoulin à l'avant!

Les offensives étaient toutefois encore nombreuses à l'approche de la ligne. Dans cette ultime ascension de la journée, malgré les douze kilomètres de descente et de plaine à encore avaler d'ici Borja, l'Italien Alessandro De Marchi (BMC) et le Français Romain Sicard (Europcar) tentaient leur chance avant le retour du Français Kenny Elissonde (FDJ). Des bons grimpeurs explosifs qui prenaient jusqu'à trente secondes d'avance sur un peloton que le leader lui-même, Tom Dumoulin (Giant-Alpecin), menait! Le maillot rouge se mettait au service de l'Allemand John Degenkolb qui pensait être le meilleur sprinter du peloton au sommet de ce col final, alors que la meute était réduite à une quarantaine de coureurs...

Van der Sande et Serry ont lancé le sprint

Le peloton revenait en effet sur les trois attaquants à moins de six kilomètres de l'arrivée, menant à un sprint particulier, sans véritable train. Tout le monde essayait de se placer en tête, mais le favori du jour, Degenkolb, se retrouvait esseulé et bien loin de la tête... Les Belges menaient donc le peloton, avec Pieter Serry (Etixx-Quick Step - 9e du jour) puis Tosh Van der Sande (Lotto-Soudal - 4e) mais dans les cent derniers mètres, l'Italien Kristian Sbaragli (MTN-Qhubeka) trouvait l'ouverture pour faire parler sa puissance. Cela suffisait pour remporter sa première victoire d'étape sur un Grand Tour, la deuxième de son équipe après Stephen Cummings sur le Tour de France en juillet dernier.

"Une belle famille"

"J'avais décidé de prendre la roue des coureurs de Giant pour lancer mon sprint, cela m'a aidé", confirmait le coureur italien au micro de la télévision publique espagnole. "Je savais que si je passais la dernière bosse, j'avais une bonne chance de gagner avec ma pointe de vitesse". Surtout, le sprinter de 25 ans, vainqueur devant Degenkolb, louait la mentalité de ses équipiers, notamment Youcef Reguigui et Louis Meintjes qui ont fait le job vers l'arrivée. "Notre équipe évolue avec une certaine ambition, c'est une belle famille. Je veux remercier tous mes équipiers sans lesquels je n'aurais pas réussi à gagner cette étape". Degenkolb, de son côté, affichait clairement sa déception après dix jours sans victoire d'étape, alors que son équipier Tom Dumoulin fêtait une deuxième journée en rouge, sans le sourire toutefois vu le raté de son sprinter allemand ce lundi...

Résultats de la 10e étape (Valence > Borja, 146.6 km):

Grégory Ienco - Photo: AFP/José Jordan

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