Philippe Gilbert et Tom Boonen se mettront à l'heure américaine après l'Eneco Tour

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cyclisme, Philippe Gilbert, BMC Racing Team, Tom Boonen, Etixx-Quick Step, Richmond 2015Deuxième de la Clasica San Sebastian après avoir brillé en Wallonie, Philippe Gilbert respire la grande condition. Son programme prévoit l’Eneco Tour ainsi que plusieurs courses d’un jour avant de filer de l’autre côté de l’Atlantique. Tout comme Tom Boonen (Etixx-Quick Step), décidé à poursuivre son entraînement au Canada et aux Etats-Unis avant les championnats du monde sur route, disputés à Richmond, du 19 au 27 septembre prochains.

Philippe Gilbert le confesse lui-même, louper le Tour de France s’est, une fois la frustration toute légitime retombée, révélé grandement fructueux. De quoi aviver, pendant ses six semaines sans dossard, sa faim de compétition, lui permettre "de créer un manque" selon ses propres termes. Manque que le Belge a déjà écarté, noyé dans les senteurs fleuries des bouquets cueillis au Cerami, sur les routes du Tour de Wallonie, ou à San Sebastian où il a enlevé le premier accessit, samedi. Planning perturbé donc, mais grandement vertueux qui proposera jusqu’aux Mondiaux de Richmond l’Eneco Tour la semaine prochaine (avec son incursion en Wallonie via Houffalize) et plusieurs courses d’un jour.

Pas de Vuelta pour le Remoucastrien, qui sortait pourtant de l’épreuve espagnole quand il a coloré ses épaules du maillot arc-en-ciel, en 2012. Du reste, huit des dix derniers maillots irisés ont été accrochés par des coursiers sortant du Tour d’Espagne, Rui Costa et Michal Kwiatkowski inversant la tendance ces deux dernières années. Voilà pour les statistiques… "J’ai déjà le Giro dans les jambes", expose l’homme fort de la BMC. "Le plus important est d’avoir un Grand Tour dans les jambes et de garder son niveau. Je suis parfaitement dans mes plans, où je voulais en être. C’est idéal."

"Je veux m'acclimater"

Vu la situation géographique des Mondiaux, le décalage horaire et ce temps d’acclimatation qu’il impose, le Belge a donc recalibré sa préparation, posant un autre programme qui passera par Plouay et Hambourg avant de traverser l’océan Atlantique. Direction les Grand Prix de Québec et de Montréal, mi-septembre, puis migration vers le Sud pour les États-Unis et leur Mondial, la dernière semaine de septembre.

Comme Tom Boonen, du reste. "L’une des raisons principales est justement que je veux rester là et m’acclimater", poursuit-il. "J’ai toujours eu quelques problèmes avec ça et je ne veux négliger aucun détail pour me donner le plus de chance possible." À trente-trois ans, Philippe Gilbert jouit forcément d’une expérience énorme et d’une connaissance fine de son corps. L’homme sait précisément ce qu’il doit faire pour arriver au sommet de sa condition aux States.

Il respire la grande forme, capable de faire jeu égal avec les tauliers qui sortent de la Grande Boucle et qui, fort logiquement, vont voir leur forme décliner ces prochains jours après le pic de forme hexagonal. À l’inverse du Belge qui, lui, est sur une courbe ascendante, qui va encore s’affiner sur les classiques et, à coup sûr, fleurir son coup de pédales de nouveaux bouquets.

Sébastien Close - Photo: Photo News

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