L'UCI a pris sa décision: Astana restera dans le WorldTour malgré ses précédents contrôles positifs

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cyclisme, Astana, dopage, UCI, WorldTour, Commission des licencesC'est finalement certain: l'équipe cycliste Astana Pro Team restera durant le reste de la saison dans le peloton WorldTour. Malgré les précédents cas de dopage de la formation kazakhe, et un sursis annoncé par la Commission des licences de l'Union Cycliste Internationale (UCI), le groupe poursuivra avec la licence de Division 1, qui lui permet d'assurer sa présence sur les meilleures épreuves du calendrier. L'UCI n'a donc pas mis sa menace à exécution...

Alexandre Vinokourov et Giuseppe Martinelli ont eu chaud: finalement, la licence WorldTour restera dans l'escarcelle de l'équipe Astana. La formation issue du Kazakhstan, devenue quasiment incontournable dans le peloton avec des stars comme Vincenzo Nibali, Lars Boom ou Fabio Arù, a bien failli perdre le précieux sésame qui leur permet d'accéder aux plus grandes épreuves du calendrier. L'équipe risquait même de perdre toute chance de poursuivre sa route sur le calendrier professionnel, cette saison, vu le lourd dossier qui semblait avoir été glané par l'Institut des Sciences du Sport de l'Université de Lausanne (ISSUL). Le comité universitaire avait été commandité par l'Union Cycliste Internationale (UCI) pour un audit sur les problèmes éthiques au sein de l'équipe Astana et la politique antidopage de l'équipe, bien différente dans les faits que dans les paroles.

Et finalement, après une audition de représentants de la formation, avec des membres de l'UCI et de l'ISSUL autour de la table, début avril, la Commission des Licences de l'UCI a décidé... de ne rien faire. Le comité a plutôt demandé à l'ISSUL quelles "mesure spécifiques" devaient être mises "en oeuvre par Astana" pour la suite de la saison. Et cela a semble-t-il suffi à la Commission des Licences qui a suspendu la procédure de retrait de la licence, tout en affirmant, et nous citons, que cette licence d'Astana restait "soumise au strict contrôle des conditions posées"

Pourquoi un tel volte-face?

On peut finalement s'étonner d'une telle décision de la part d'une Commission des Licences qui a tout de même accordé une licence à une équipe dont elle n'était pas certaine de ses critères éthiques, après les quatre cas de dopage qui ont émaillé sa structure durant les deux dernières saisons. Une licence ensuite remise en cause par cette même Commission, avant qu'elle revienne sur sa propre décision... Tout ce bruit pour finalement revenir au point de départ. Et deux mois de stress pour les employés de l'équipe Astana qui doivent pousser un "ouf" de soulagement en apprenant la nouvelle.

L'UCI ne se distingue une nouvelle fois pas par sa maîtrise de ses règlements qu'elle semble mener comme elle le souhaite, au fil des saisons. Le cas de l'équipe Katusha, qui avait finalement conservé sa licence au terme d'une bataille juridique voici trois ans, avait déjà confirmé cette tendance de la fédération internationale   à user de décisions floues pour arranger ses propres intérêts. Le dossier Astana semblait bien armé, vu sa décision de revoir le verdict de la Commission des Licences, on peut désormais s'interroger sur les motivations de l'UCI à faire volte-face. Cela ne fera certainement pas revenir la confiance de certains fans de la Petite Reine...

Gr.I. - Photo: Photo News/Cor Vos

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