Diego Ulissi positif au salbutamol: un coup de Ventolin en trop?

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Diego Ulissi - Lampre-Merida - Vainqueur 5e étape Tour d'Italie 2014.jpgNouveau cas de dopage sur le Tour d'Italie: le double vainqueur d'étape Diego Ulissi, coureur italien de 24 ans de l'équipe Lampre-Merida, a été contrôlé positif au salbutamol après la 11e étape et a été suspendu provisoirement par sa formation. Le coureur toscan avait un taux de salbutamol quasiment double par rapport au taux maximum autorisé par le code mondial antidopage. Selon son équipe, Ulissi a utilisé un inhalateur de Ventolin, contenant du salbutamol, durant cette étape.

Diego Ulissi, 24 ans, était annoncé comme l'un des grands espoirs du cyclisme italien, et confirmait cette tendance sur le dernier Tour d'Italie, engrangeant deux succès d'étape et les seules satisfactions de son équipe Lampre-Merida. Le coureur de Livourne va cependant avoir une ligne noire dans sa biographie... Sa formation a ainsi communiqué un contrôle positif du puncheur toscan après la 11e étape du Giro, se concluant à Savona. Ce test antidopage révèle la présence de 1900 ng/ml (nanogrammes par millilitre) de salbutamol dans son corps. Soit un taux quasiment double par rapport à la dose maximale autorisée par le code mondial antidopage en cas d'utilisation d'un inhalateur: 1000 ng/ml.

Ulissi aurait abusé de son inhalateur...

Pour se défendre, Lampre-Merida affirme que Diego Ulissi, en accord avec le médecin de l'équipe Carlo Guardascione, a pu utiliser un inhalateur de Ventolin durant la course. La formation explique ainsi que deux puffs donnent un équivalent de 100 ng/ml de salbutamol. Cela signifierait que Diego Ulissi a donc utilisé 18 puffs de trop par rapport à la dose maximale autorisée. Or, les recommandations médicales du Ventolin indiquent qu'un homme doit impérativement laisser vingt minutes, au minimum, entre deux nébulisations. Le coureur italien aurait donc usé de bien plus de nébulisations que prévu par le corps médical sur une course de 5h50 (jusqu'à 17 nébulisations possibles sur cette période)...

"Seulement deux nébulisations sur cette étape"

"L'utilisation du Ventolin était autorisée et nécessaire car Ulissi souffrait d'un bronchospasme (contraction des bronches)", explique l'équipe Lampre-Merida. "Comme d'habitude, toutes les prescriptions de Ventolin ont été correctement déclarées". Ulissi, de son côté, a rejeté toute accusation de dopage, affirmant explorer toutes les raisons expliquant la présence d'une si forte dose de salbutamol dans les urines après avoir seulement pris... "deux nébulisations" sur la course. L'Italien souhaiterait également que l'Union Cycliste Internationale et l'Agence Mondiale Antidopage réalisent une plus large enquête sur cette substance et ses effets exacts. Le salbutamol, présent dans les produits contre l'asthme, a en effet déjà été reconnu dans les contrôles positifs de plusieurs coureurs de renom tels Alessandro Petacchi, Miguel Indurain, Franco Ballerini, Alex Zülle ou encore Tony Rominger.

Lampre-Merida affirme enfin que son coureur a déclaré avoir pris du paracetamol suite à une chute en début de course. Ces explications resteront toutefois en attente de l'analyse de l'échantillon B, demandé par Diego Ulissi. Le coureur italien a par ailleurs été suspendu provisoirement par son équipe et ne participera donc pas à un prochain stage avec la Squadra Azzurra en vue des prochains championnats du monde, à Ponferrada, en septembre.

Grégory Ienco - Photo: La Presse/RCS Sport

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