4 Jours de Dunkerque: ce n'est pas qu'une affaire de sprints

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cyclisme,arnaud démare,sylvain chavanel,4 jours de dunkerque,fdj.fr,iam cycling,sébastien delfosse,edwig cammaertsLes Quatre Jours de Dunkerque fascine depuis le début de la semaine, malgré la vague rose qui commence à déferler sur l'Irlande du Nord et le reste du nord suite au départ du Tour d'Italie ce vendredi. En attendant le grand rendez-vous italien, l'épreuve nordiste fait office de parfait apéro, offrant des bouleversements spectaculaires de jour en jour. Après deux victoires consécutives, au terme de deux journées bien différentes, d'Arnaud Démare (FDJ.fr), Sylvain Chavanel (IAM) vient de briser l'hégémonie du jeune sprinter français. La preuve que tout n'est pas une affaire de sprints vers Dunkerque.

Cela fait trois années consécutives que les Quatre Jours de Dunkerque sont dominés par les sprinters. Quatre étapes pour Marcel Kittel en 2011, deux étapes pour John Degenkolb en 2012 et encore trois étapes pour Arnaud Démare l'an dernier: les coureurs les plu rapides du peloton ont souvent l'avantage sur les routes du nord de la France. Difficile, en effet, de placer de lourdes côtes sur ces routes. Les plateaux sont plutôt bercés par le vent et les quelques pentes se veulent avant tout abruptes mais passables pour ces grosses cuisses qui comptent sur leur puissance pour franchir ces buttes aux hauts pourcentages. Cela s'est confirmé encore cette année: sur les deux premières étapes proposant quelques secteurs pavés et des côtes très courtes, Arnaud Démare (FDJ.fr) a parfaitement passé ces difficultés grâce à une équipe entièrement dévouée à sa personne.

Delfosse et Van Asbroeck au boulot

Même s'il a gagné ces étapes au terme de deux sprints, le coureur français a pourtant dû se débattre avec le peloton pour assurer ces succès. A chaque fois, le vent et la pluie ont frappé de face les coureurs et les bordures ont brisé à de nombreuses reprises le peloton. Il fallait donc être chaque fois bien placé pour parvenir en tête de l'épreuve. Outre les bordures, la FDJ.fr a dû contenir les offensives de Sylvain Chavanel (IAM), Adrien Petit (Cofidis) ou encore des Belges Tom Van Asbroeck (Topsport Vlaanderen-Baloise) ou Sébastien Delfosse (Wallonie-Bruxelles). Les attaquants sont nombreux et sur ces étapes de moins de 200 kilomètres, il y a de nombreuses opportunités de filer seul en tête. Démare a heureusement pu profiter d'une équipe très complète et bien appliquée.

La parfaite tactique d'IAM

La formation française a toutefois eu du mal à contenir toutes les attaques dans le circuit final de Calais sur la 3e étape. Sur le Cap Blanc Nez, avec ce terrible vent de côté, les équipiers du leader ont été défaits par la tactique d'IAM: Jérôme Pineau en éclaireur, Kevyn Ista en lanceur et Sylvain Chavanel pour compléter le travail. Parti avec le jeune Danois Michael Valgren Andersen (Tinkoff-Saxo), Chavanel "la Machine" a pris la poudre d'escampette au bon moment, laissant Démare à l'asphyxie. Le leader a dû reprendre son souffle avec son équipier Pierrick Fedrigo avant de lancer la poursuite. Chavanel et Valgren Andersen ont toutefois tenu, avec un succès du Français. Insuffisant toutefois pour détrôner Démare, toujours leader du classement général avec deux secondes d'avance sur Chavanel.

Cette troisième étape confirme donc bien le scénario des deux premières journées dans le Nord: Démare ne sera jamais tranquille et son équipe va devoir bosser jusqu'à Dunkerque pour ramener la victoire finale au classement général. Le sprinter français sera en outre mis à rude contribution sur l'étape-reine, annoncée ce samedi avec six ascensions du Vigneau de Licques et une arrivée en légère montée. Avec toujours le vent et la pluie annoncés pour ce week-end final. Le rendez-vous des sprinters risque de se transformer en enfer...

Résultats de la 3e étape (Fruges > Calais, 182 km):

Grégory Ienco - Photo: Vincent Kalut/Photo News

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