Milan-Sanremo: la nouvelle côte de Pompeiana ne serait finalement pas sur le parcours

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cyclisme, Milan-Sanremo, Pompeiana, Classicissima, Lungomare, SanremoNouvelle ascension de près de 5 kilomètres ajoutée au tracé 2014 de Milan-Sanremo, la Pompeiana crée le buzz sur les ondes de Radio Tour depuis quelques mois. Elle a déjà fait couler beaucoup d’encre, de salive et de sueur (pas mal de coureurs l’ont découverte à l’entraînement), avant même d’être escaladée pour la première fois en course. Elle ne le sera certainement jamais, pour raisons de sécurité. 

Des coureurs de la trempe de Philippe Gilbert, Vincenzo Nibali ou Peter Sagan avaient accueilli son arrivée sur le road book avec le sourire, car elle renforce sacrément leurs chances de victoire le dimanche 23 mars prochain, sur le Lungomare. Mark Cavendish, André Greipel ou Marcel Kittel, par contre, avaient déjà annoncé qu’ils jetaient le gant, s’estimant écartés de la lutte en tête par ce col avec des pointes à 14% placé dans la finale, entre Cipressa et Poggio.

Un débat sur fond de polémique avait même pris corps, entre ceux qui apprécient ce final durci, censé éviter un emballage massif, et ceux (plus nombreux) qui regrettent que l’on touche impunément au tracé et donc à l’identité des classiques historiques, qui ont forgé la légende du vélo.

Une sécurité insuffisante

Mais coup de théâtre, le décor de la 105e édition de la Classicissima, dans lequel devait être désigné le successeur de Gerald Ciolek, ne sera peut-être jamais planté ! Selon le quotidien transalpin La Stampa, peu connu pour lancer des infos à la légère, les autorités de Ligurie refuseraient de délivrer l’autorisation d’emprunter la Pompeiana le jour de Milan-Sanremo. Raison invoquée : niveau de sécurité insuffisant.

Les pouvoirs locaux s'inquiètent de la sécurité sur un tronçon étroit et sinueux, qui comprend de longues sections sans garde-corps et une portion critique près de Castellaro, dans la descente qui ramènerait le peloton sur la route côtière. Impossible pour les pouvoirs locaux de garantir la sécurité des milliers de spectateurs qui sont attendus dans ce nouveau juge de paix de la Primavera.

Des glissements de terrain possibles

Sans oublier les risques de glissements de terrain induits par les fortes pluies et intempéries qui ont frappé l’Italie ces trois dernières semaines, même si ce dernier argument n’est pas retenu par les pouvoirs locaux. "Nous avions pris cette décision quelques jours avant les pluies diluviennes des derniers jours", explique Michele Russo, ingénieur responsable des infrastructures routières, cité par le quotidien. Pour l’heure, RCS (qui organise l’épreuve) n’a pas encore officiellement réagi. Mais l’hypothèse d’un retour à une finale plus traditionnelle a repris de l’épaisseur.

Eric Clovio - Photo: RCS Sport

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