Tour de Toscane féminin: 13 équipes boycottent le final pour des problèmes de sécurité

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cyclisme, Tour de Toscane, Grève, Marianne Vos, Rabobank-Liv GiantLe Tour de Toscane féminin, épreuve préparatoire aux prochains championnats du monde de Florence, a été chahuté lors de sa dernière étape, disputée ce dimanche entre Lucca et Florence, sur une partie du parcours des prochains Mondiaux. En raison de la sécurité médiocre dénoncée depuis le début de la course par étapes par les participantes, onze équipes, dont la Rabobank de la championne du monde Marianne Vos, ont décidé de boycotter le départ de cette dernière étape.

Rien n'allait depuis le début de ce Tour de Toscane. Du moins, au niveau de la sécurité. Depuis le début de l'épreuve italienne, Marianne Vos et son directeur sportif Koos Moerenhout n'ont cessé de pester contre les trop nombreux rond-points empruntés et la circulation souvent laissée ouverte alors que le peloton était en train de traverser des routes délicates. La course féminine n'a heureusement souffert d'aucun drame, mais selon Koos Moerenhout, contacté par l'agence ANP, ce fut tout juste. "Nous pouvons gérer les mauvais hôtels et la nourriture moyenne, mais nous ne voulons pas mettre en danger la sécurité des coureurs", a-t-il commenté. "Ce problème doit être reconnu par l'Union Cycliste Internationale et il doit trouver une solution. Une organisation ne peut mettre en danger un peloton dans de telles conditions. Il n'y avait pas assez de signaleurs non plus... Bref, la sécurité des coureurs n'était pas assurée".

Borghini: "Chanceux qu'il n'y ait aucun blessé"

Elisa Longo Borghini (Wiggle Honda), déjà vainqueur du Trophée Alfredo Binda en début de saison, a confirmé la peur du peloton durant le prologue et les trois premières étapes en ligne du Tour de Toscane. "Nous sommes chanceuses que personne n'ait été blessé", raconte-t-elle dans le quotidien italien La Nazione. "Les conditions nécessaires de sécurité n'étaient pas assurées". Treize équipes ont donc décidé, ensemble, de quitter l'épreuve avant la dernière étape vers Florence. Même Marianne Vos, pourtant leader de l'épreuve et vainqueur de trois étapes, a préféré quitter la course, malgré la prochaine épreuve pour le maillot arc-en-ciel disputée dans deux semaines à peine. Ce sont surtout les principales formations italiennes ont poursuivi cette dernière étape du Tour de Toscane.

Déjà un cas similaire au Tour du Languedoc

L'organisateur de l'épreuve assure, de son côté, que rien n'était négligé au sein du comité. Brunello Fanini l'a confirmé par voie de communiqué: "La course se passait bien. Cette protestation est honteuse... Le jury a confirmé que l'étape était valide, sans le moindre problème. Les perdantes, aujourd'hui, sont les fameux grands noms du cyclisme féminin"

Ce n'est en tout cas pas la première fois que les cyclistes féminines se plaignent des conditions de course sur les épreuves par étapes, souvent plus complexes à organiser. Sur le Tour du Languedoc-Roussillon, en mai dernier, l'équipe Rabobank-Liv Giant avait déjà renoncer à prendre le départ de l'épreuve française: elle ne faisait pas confiance à l'organisation quant à la sécurité et la bonne tenue de la course. L'UCI, de son côté, n'a pas pris de mesure, en attendant la future course à la présidence, qui prendra fin lors des championnats du monde. En attendant, le peloton féminin poursuit ses protestations...

Grégory Ienco - Photo: Photo News

 

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