Paris-Bruxelles devient la Brussels Cycling Classic

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cyclisme,uci,paris-bruxelles,brusselscyclingclassic,bruxelles,professionnel,courseSelon la formule: «Paris-Bruxelles est mort. Vive Brussels Cycling Classic». Le monde bouge, le cyclisme aussi. Ne pas s'offusquer, sans doute. Ne pas s'interroger, certainement pas. En fait, l'une des plus vieilles classiques du calendrier, rivalisant avec Liège-Bastogne-Liège pour ce prix, vient tout simplement de passer à la trappe. Non pas du calendrier de l'UCI, mais bien par un changement profond de dénomination d'une semi-classique qui vit le jour en 1893. Certains, entendus lors de la conférence de presse de présentation de l'épreuve, se veulent résolument positifs à ce changement. D'autres s'interrogent, à savoir pourquoi une telle transformation, et dans les termes et dans le parcours.

Course mythique, il est vrai, remportée par les plus grands champions du vélo, comme Eddy Merckx, le plus Bruxellois des Bruxellois (il suffit de l'entendre, avec tout notre respect), et le petit recordman de victoires, Robbie McEwen. D'autres firent les beaux jours de cette classique Paris-Bruxelles, en commençant par le père de l'actuel directeur sportif du champion du monde, Philippe Gilbert, Monsieur Robert (Bob) Lelangue. On peut aussi signaler un certain Emiel Daems, mais aussi Jean-Marie Wampers, ainsi que Madame Yvonne Reynders...

Mais revenons à ces grands changements pour une classique historique. Il faut bien écrire que ce Paris-Bruxelles ne fait pas partie de l'empire d'ASO, et donc ne peut bénéficier des retombées comme La Flèche Wallonne ou Liège-Bastogne-Liège, voire le Tour de Wallonie (organisé par le TRW Organisation)... Donc, si on résume fortement, on se retrouve avec une épreuve qui partait du Bourget, région fortement parisienne – d'où l'appellation Paris-Bruxelles-, puis on s'en alla vers Senlis, et enfin Soissons, pour réduire fortement le kilométrage, mais aussi l'implication de la France dans cette épreuve. On sait, de notoriété publique, qu'en Hexagone seul le Tour de France compte, avec comme sous catégorie ses courses annexes (voir le site d'ASO). On imagine mal un changement aussi radical pour Paris-Roubaix.

Ceci écrit, doit-on se réjouir de la nouvelle formule de ce Paris-Bruxelles, devenu Brussels Cycling Classic? Pourquoi pas. Si au moins les organisateurs ne seraient pas à la solde du pouvoir flamand de notre pays. En effet, il fut entendu, lors de la conférence de presse au sein de l'hôtel de ville de Bruxelles, qu'il fallait aussi compter pour l'organisation, avec les deux pays et les deux langues. Ben oui. Paris, français, Bruxelles, « half en half » français et néerlandais. Mais voilà, dans quelle proportion ? La problématique est ainsi résolue, on va courir en Belgique, avec départ et arrivée à Bruxelles, et un périple autour de la Capitale de l'Europe. Sur un parcours de 200,6 km, les pros visiteront le Brabant Wallon, le Brabant Flamand et Bruxelles. Que demander de mieux? Bon ok, ils ne seront pas là pour faire du shopping.

Du Cinquantenaire à l'Atomium

Départ du Cinquantenaire, un des fleurons de Bruxelles, et arrivée entre le Palais 5 du Heysel et l'Atomium. Un rêve quoi. Première édition de ce Brussels Cycling Classic, et pour le futur il semble que les organisateurs envisagent l'arrivée à la rue de la Loi (interdite à toutes manifestations...) ou alors face aux fenêtres du futur roi des Belges, mais là il ne fut cité aucun nom, du moins nous ne pouvons pas le dévoiler, puisque l'officieur du micro n'était autre que Christophe Deborsu.

Allez les Bruxellois, réveillez-vous, vous allez enfin obtenir une classique purement de votre région. Ceci écrit, nous n'avons pas eu l'occasion de rencontrer, ni Freddy Tillemans, bourgmestre de Bruxelles, ni le président du gouvernement bruxellois, ni les autres, bien entendu. Fort de café, mais pas inimaginable, puisque le sport cycliste ne «rapporte» rien... A l'inverse du foot, sans doute. Toujours est-il qu'une belle réception fut donnée dans le cadre de l'Hôtel de Ville de Bruxelles, enfin dans une des alcôves, sans la présence des idylles communales. Comme quoi, nul n'est prophète en son pays.

Rendez-vous le 7 septembre afin de constater si ces changements portent leurs fruits. En tout cas, le dernier vainqueur de Paris-Bruxelles n'est autre que Tom Boonen, revêtu du maillot de champion de Belgique... Tout un symbole!

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La carte et le profil de l'épreuve:

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Robert Genicot - Graphiques: Brussels Cycling Classic

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Commentaires

  • Pas mal le parcourt .

  • "Sans la présence des "idylles" communales" ?

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