L'UCI se veut plus sévère sur les corticoïdes

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cyclisme, corticoïdes, No Needle Policy, UCIL'Union Cycliste Internationale a profité des derniers championnats du monde de cyclo-cross pour approuver une nouveauté du réglement "anti-seringues", mis en place depuis mai 2011 dans les pelotons. Les injections de corticoïdes, autorisées pour usage thérapeutique, seront désormais mieux contrôlées et seront seulement permises si le coureur ne participe à aucune compétition dans les huit jours qui suivent.

Depuis près de deux ans, l'UCI a décidé de contrer les nombreuses injections non-médicales qui fleurissaient dans les pelotons. Suivant un réglement déjà mis en place sur les deux derniers Jeux Olympiques, la fédération a décidé de n'accepter que les injections dites à usage thérapeutique. Si la santé du coureur le réclame, par exemple en cas de virus, de grippe ou autre maladie bénigne, le cycliste peut demander une injection mais sous certaines conditions. Il n'était donc plus question pour les médecins d'équipe de distribuer des doses de vitamines, d'antioxydants ou de glucose afin de permettre une meilleure récupération aux coureurs.

De deux à huit jours d'attente

En mai 2011, l'UCI acceptait alors les injections à usage thérapeutique à condition que le coureur soit exempté de compétition dans les 48 heures suivant cette piqûre. Depuis les Mondiaux de cyclo-cross, la fédération internationale a décidé d'allonger ce délai à huit jours. "Les glucocorticoïdes sont utilisés pour traiter les inflammations, donc le coureur qui a besoin de ce traitement ne devrait pas courir dans les huit jours qui suivent. Il devrait plutôt penser à sa santé et sa convalescence", explique ainsi le président de l'UCI Pat McQuaid. 

En cas de non-respect de ce réglement, les coureurs s'exposent à une amende qui peut atteindre 200.000 francs suisses et une suspension allant de huit jours à six mois. Et si l'injection interdite est effectuée en course, toute l'équipe du coureur peut même être retirée de l'épreuve.

Gr.I.

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