Attention, chute de sponsors!

Catégories : Dopage

cyclisme, Lance Armstrong, dopage, RadioShack, Trek, Livestrong, Anheuser-BuschDe plus en plus isolé, Lance. Au fil des jours, les sponsors se défilent face aux accusations de dopage lancées contre Armstrong. Le dossier explosif de l'agence américaine antidopage (USADA) a dégoupillé la grenade et la déflagration se fait encore ressentir aux quatre coins des Etats-Unis. Après les sportifs, ce sont les sponsors qui s'éloignent de l'ancien cycliste texan qui a également décidé de s'écarter de sa fondation contre le cancer Livestrong.

Souvenez-vous, à l'heure de la publication du dossier de l'USADA, l'équipementier sportif Nike, sponsor d'Armstrong depuis son retour dans les pelotons, expliquait son soutien sans faille à Lance Armstrong malgré les preuves accumulées sur un dopage organisé au sein de l'ancienne US Postal. Une semaine plus tard, le magazine américain en ligne Daily News révèle les déclarations de Kathy Lemond, la femme de Greg Lemond, qui expliquait en 2006 lors d'une audition devant les autorités américaines que Nike aurait payé 500.000€ pour couvrir un test positif aux corticoïdes de Lance Armstrong en 1999. Tant l'entreprise de l'Oregon que l'Union Cycliste Internationale, encore une fois accusée de corruption, réfutaient directement les faits.

Dix ans après, Nike s'en va

Mais face à cette nouvelle tuile, Nike a compris qu'il était temps de s'écarter d'un sportif devenu de plus en plus gênant. "En raison de preuves apparemment rédhibitoires sur le fait qu'il s'est dopé et a trompé Nike pendant plus de dix ans, c'est avec une grand tristesse que nous avons mis fin à notre contrat avec lui", estime dans un communiqué l'équipementier qui a eu droit à de sacrés bénéfices grâce à Lance Armstrong par le passé. C'est notamment grâce au Texan que Nike avait signé un contrat au début des années 2000 avec ASO, société organisatrice du Tour de France, afin de marquer les maillots distinctifs de la Grande Boucle. 

Bye bye Livestrong, Trek, RadioShack...

Une heure avant cette annonce, Armstrong avait indiqué, par voie de communiqué, qu'il se désistait de sa position de président de sa fondation contre le cancer, Livestrong. "Aujourd’hui, pour épargner à la fondation les effets négatifs liés à la controverse entourant ma carrière cycliste, je mets fin à mes fonctions de président", explique l'ancien coureur américain dont l'organisation a amassé près de 500 millions de dollars depuis 1997. Les donations avaient d'ailleurs grimpé durant près d'une semaine après les premières révélations de l'USADA. Mais depuis la publication du dossier complet, ces dons ont été bien moindres, confirmant la suspicion du public face aux agissements d'Armstrong.

La tempête aurait pu s'arrêter là... Mais d'autres sponsors du Texan ont profité de la fuite de Nike pour prendre la même porte de sortie. Le fabriquant de cycles Trek, qui avait jusque là toujours défendu Armstrong, notamment face à Greg Lemond qui avait été attaqué en justice par le constructeur, a décidé de s'en aller. "Trek est déçu par les découvertes et les conclusions du rapport de l'USADA", estime la marque américaine qui a donc pris ses distances mais continuera, comme Nike, de supporter la fondation Livestrong. Toujours garder une bonne image, voilà le plus important pour ces entreprises. C'est ce qu'a également pensé la chaîne de magasins spécialisés dans l'électronique RadioShack, sponsor de la dernière équipe d'Armstrong. Un porte-parole a confirmé au Wall Street Journal que l'entreprise américaine n'avait plus d'obligations avec le cycliste et triathlète.

Le géant de la brasserie Anheuser-Busch s'est également séparé d'Armstrong alors que Coca-Cola, Oakley, Subaru et les casques Giro pensent, selon USA Today, à s'écarter du coureur américain. Bref, Lance Armstrong est bien isolé et ne semble plus avoir le contrôle de l'empire qu'il avait créé. Il n'est pas plus certain que des entreprises l'appellent pour des conférences qu'il facturait 100.000€... Il ne semble plus y avoir qu'une solution pour le Texan: tout avouer. Mais en a-t-il l'envie?

Gr.I. - Photo: Astana

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