Tour de France: de véritables forçats de la route

Catégories : Brèves

Le Tour de France cristallise les attentions, attise cyclisme,tour de france,chute,maladie,marcel kittel,tony martin,brice feillu,tom danielson,luis leon sanchezla nervosité... Les coureurs frisent le danger à chaque virage, chaque rond-point, chaque route de campagne. Depuis le début de la 99e édition de la Grande Boucle, les fractures et maladies diverses viennent affaiblir un peloton qui souhaite malgré tout poursuivre sa route tant qu'il le peut. De la main de Tony Martin à la gastro de Brice Feillu, le point sur ces courageux que rien n'arrête.

Les blessés

Malheureux depuis le début de ce Tour de France, le champion du monde du contre-la-montre Tony Martin (Omega Pharma-Quick Step) a failli tout perdre dans sa chute lors de la première étape du Tour de France. Déjà victime d'un morceau de verre qui creva son pneu la veille lors du prologue liégeois, le coureur allemand n'a cette fois pu éviter une embardée juste devant sa roue. Résultat: une fracture du scaphoïde de la main gauche. Le diagnostic se voulait toutefois plus rassurant quelques heures plus tard: Martin décidait de repartir de Visé avec une attelle spéciale afin de protéger sa main. Le lendemain, on lui confectionnait même un guidon spécifique pour éviter de nouveaux chocs. "Le premier objectif est d'essayer d'arriver jusqu'au prochain contre-la-montre, lundi. Je sais que ce ne sera pas facile, ce sera douloureux mais je veux essayer", confirme Martin.

Dans la même équipe, le Français Jérôme Pineau a également subi les chutes sur les deuxième et troisième étapes de cette Grande Boucle. "Je souffre de l'épaule droite et du bras droit. Cela n'est pas facile de rouler mais je suis confiant pour la suite", affirme le coureur normand qui a même essayé de sortir du peloton lors de cette 4e étape, à neuf kilomètres de Rouen, sans succès toutefois.

Chez Rabobank, on a bien failli dire au revoir prématurément à l'Espagnol Luis Leon Sanchez qui a subi de plein fouet la chute de la première étape, à onze kilomètres de Seraing. Souffrant de la clavicule et du poignet gauche, le champion espagnol du contre-la-montre a tout de même repris le départ du Tour le lendemain vu l'absence de fracture. Il est également reparti dans le peloton avec une attelle, en espérant pouvoir poursuivre sa course le plus longtemps possible.

Son équipier Maarten Tjallingii a finalement eu moins de chance après son embardée lors de la 3e étape vers Boulogne-sur-Mer. C'est à plus de soixante kilomètres du but que le Néerlandais a chuté lourdement en plein milieu du peloton. Malgré la douleur, il a tenu à terminer l'étape... Mais des examens complémentaires ont révélé qu'il s'en sortait avec une fracture de la hanche. C'était évidemment l'abandon pour Tjallingii qui file désormais aux Pays-Bas le temps de la convalescence.

Fracture également pour l'Espagnol José Joaquin Rojas (Movistar) qui a été l'une des principales victimes de la chute qui a coupé le peloton en plusieurs groupes à 30 kilomètres du finish de la 3e étape. Avec une fracture de la clavicule gauche, le sprinter de la péninsule ibérique ne pouvait repartir. Pas plus que le Bélarusse Kanstantsin Siutsou (Sky), à terre lors du même incident et victime d'une fracture du tibia gauche, tout aussi grave pour la suite de la saison du rouleur, également important dans la structure organisée autour de Bradley Wiggins.

Aussi au sol après cette chute en tête du peloton lors de la 3e étape, le Belge Philippe Gilbert (BMC), décidément habitué aux chutes cette saison, s'en sortait avec des brûlures au niveau du genou gauche, du coude gauche et de la cheville droite. Moins de chance encore pour l'Américain Tom Danielson (Garmin-Sharp) qui décidait le lendemain, malgré une épaule droite démise. "C'était douloureux de continuer comme ça. J'avais l'impression qu'on m'arrachait le bras", expliquait-il à l'arrivée à Rouen. Malgré tout, il poursuvra sa route ce jeudi pour la 5e étape...

Les malades

Entre le soleil et la pluie, ce début de Tour de France n'offre pas une véritable météo estivale. Et les maladies touchent les coureurs au plus près... Première grande victime: le sprinter allemand Marcel Kittel (Argos-Shimano). Néophyte sur cette Grande Boucle, il devait laisser à deux reprises quelques minutes au peloton en raison d'une gastro-entérite. Il a donc laissé sa place de sprinter attitré de l'équipe à Tom Veelers qui s'en sort bien jusqu'ici (une 3e et une 4e places). Kittel, de son côté, a enfin pu manger quelque chose lors de cette 4e étape. "Pas encore comme nous le voudrions mais sa condition s'améliore", assure le médecin de l'équipe, Edwin Achterberg.

Le même sort fut réservé au Français Brice Feillu (Saur-Sojasun) qui ne peut éviter les dernières positions de chaque étapes depuis trois jours. Victime d'une gastro-entérite également, le jeune grimpeur assure qu'il va de mieux en mieux. "Par rapport à deux jours auparavant, ça n'a rien à voir", s'exclame-t-il. "Mais bon, ça fait trois jours que je mange des patates..."

Enfin, chez Lotto-Belisol, la crise gastrique est également en vue pour Jürgen Roelandts, pourtant en verve pour emmener André Greipel vers la victoire à Rouen. L'ancien champion de Belgique souffre toutefois deux jours de nombreux maux de ventre et pourrait être placé en quarantaine en cas de gastro-entérite. Décidément, une vraie épidémie sur ce Tour de France...

Gr.I. - Photo: OPQS/Tim De Waele

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