Franco Pellizotti: blanchi d’abord, suspendu deux ans ensuite

Catégories : Dopage

Certains doutaient de la validité du passeport biologique, mis en place en 2008 dans le peloton cycliste mais remis en cause suite à l’innocence proclamée de Franco Pellizotti par le Comité Olympique Italien (CONI) malgré des données suspectes. Finalement, l’Union Cycliste Internationale (UCI) avait décidé de faire appel et a finalement eu gain de cause devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne. Voici désormais Pellizotti suspendu deux ans en raison d’un passeport biologique suspect.

A l’aube du Tour d’Italie 2010, Pellizotti avait pour rappel été écarté de l’équipe Liquigas en raison de données qui laissaient supposer à la prise de produits illicites. Après analyses, l’UCI avait décidé de confier le dossier au CONI qui avait décidé, en décembre dernier, de blanchir le coureur italien de 33 ans. La fédération internationale ne s’en satisfaisait pas, voyant en cette prise de décision l’envie de démontrer que le passeport biologique n’est pas aussi valable juridiquement et scientifiquement que prévu.

Le TAS a finalement donné raison à l’UCI et a requis une suspension de deux ans à l’encontre de Pellizotti, soit jusqu’en mai 2012. En outre, le TAS a demandé la perte de tous ses résultats depuis le 17 mai 2009. Adieu donc la deuxième place sur le Tour d’Italie (il avait terminé troisième de l’épreuve mais Danilo Di Luca avait été disqualifié pour… dopage), son prix de la combativité sur le Tour de France ou encore son maillot à pois sur la Grande Boucle de la même année. Il a également eu droit à une amende salée de 115.000 €.

« Déçu du cyclisme et de la justice »

« Nous sommes extrêmement satisfaits, spécialement car la qualité de notre travail et notre programme a été reconnu par le TAS« , a affirmé le porte-parole de l’UCI, Enrico Carpani, au site Cyclingnews. « Dans cette affaire, la décision finale était en faveur de l’UCI et du futur de la lutte contre le dopage ».

Proche de la Movistar pour son retour à la compétition, Pellizotti devra donc attendre un peu plus (14 mois) avant de retrouver tous les pelotons. « Sincèrement, je pensais que le TAS n’allaient pas accepter une enction et que tout allait s’arrêter là, que je pourrais courir », confie l’intéressé sur le site du magazine espagnol Ciclismo a Fondo. « Je suis déçu par rapport à ce sport et la justice. Je n’accepte pas cette sanction mais que puis-je faire? C’est le cyclisme. (…) [Les dirigeants] sont omnipotents, ils ont beaucoup de puissance et ils disent tout et son contraire. Je ne peux malheureusement rien faire. »

Deux ans confirmés pour Caucchioli

Dans le même temps, l’Italien Pietro Caucchioli (ex-Crédit Agricole et Barloworld) a vu sa suspension de deux ans confirmée par le TAS. Cette fois, c’est le coureur, un des premiers suspendus suite à des paramètres suspects de son passeport biologique, qui avait fait appel de sa suspension à Lausanne. « La décision concernant Caucchioli était très importante dans le sens où ce cas était le premier lié au passeport biologique examiné par le TAS« , a déclaré l’UCI dans un communiqué de presse.

Photo: Flickr/CC Cesareb

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